Accueil Economie Burkina: clap de lancement d’un documentaire et d’une série pour relater les...

Burkina: clap de lancement d’un documentaire et d’une série pour relater les 70 ans de la SONABEL

0
Le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo, donnant le clap pour le début du tournage

Le directeur général de la Société nationale d’électricité du Burkina Faso (SONABEL), Souleymane Ouédraogo, a donné, ce vendredi 2 mai 2025 au guichet de Saaba, à Ouagadougou, le clap du lancement d’un film documentaire et d’une série de 26 épisodes visant à retracer l’évolution de son institution et mettre en évidence le quotidien de la société, en marge de ses 70 ans d’existence.

La Société nationale d’électricité du Burkina Faso (Sonabel), a débuté ses activités de production et de distribution en février 1954 à Ouagadougou et en octobre de la même année à Bobo-Dioulasso sous l’appellation de l’Energie AOF, une société privée de droit français dont le siège était à Dakar. Dans la dynamique de la célébration de cette date mémorable, la Nationale de l’électricité, a procédé, ce vendredi 2 mai 2025, au lancement de deux activités à son guichet de Saaba, à Ouagadougou. Il s’agit précisément d’un film documentaire et d’une série de 26 épisodes pour raconter l’histoire de la SONABEL qui, depuis 70 ans, travaille à l’électrification du Burkina Faso. Le clap de démarrage a été donné par le premier responsable de la société, Souleymane Ouédraogo.

Photo de famille avec les acteurs

Raconter l’histoire de la Sonabel à travers deux œuvres cinématographiques

Le directeur général de la Nationale de l’électricité, Souleymane Ouédraogo, a expliqué les motivations qui ont suscité l’idée de la réalisation des deux œuvres cinématographiques. « Premièrement, pour ce qui concerne le film documentaire, c’est très important qu’on puisse raconter l’histoire de la Sonabel qui est à pied d’œuvre pour travailler à l’électrification du Burkina. C’est important qu’on puisse regarder ce qui s’est passé pendant ces 70 ans, tirer leçon de ce qui s’est passé et voir comment améliorer le futur », a déclaré le directeur général de la Nationale de l’électricité, Souleymane Ouédraogo.

Concernant la série télévisée de 26 épisodes, il a indiqué que le cinéma est un puissant outil de communication et il est important pour sa structure de profiter de ce canal d’information pour sensibiliser la clientèle, mais également, les encourager et les féliciter pour la qualité des relations qu’elle entretient avec la Sonabel. Il a également souligné qu’en tant qu’entreprise publique, la Sonabel a un rôle social important qui est de faire en sorte que l’industrie cinématographique puisse également tourner à travers un grand déploiement qui va permettre aux acteurs et techniciens de pouvoir mettre en exergue leur talent et exercer dans leur domaine de compétence.

Le directeur général de la SONABEL, Souleymane Ouédraogo

« L’engagement des équipes de la Sonabel en faveur de la qualité n’est pas suffisamment mis en exergue »

Sur le contenu des deux idées qui seront matérialisées en son et en image pendant trois mois de tournage, le directeur général, Souleymane Ouédraogo a soutenu que la série permettra de mettre en évidence le quotidien de la Sonabel. « Comme vous le savez, il y a souvent des tractations qui se passent au niveau de la Sonabel, qui impliquent aussi bien des agents que des personnes qui ne sont pas directement à la Sonabel mais qui ont un lien avec la Sonabel, notamment tous ceux qui gravitent autour de la société », a-t-il fait savoir.

Pour le Directeur général de la Sonabel, c’est important que sa société puisse donner la bonne information et faire en sorte que la clientèle sache comment s’orienter lorsqu’elle est en difficulté. « Nous sommes dans un pays où les gens n’ont pas forcément la bonne information et ça donne souvent lieu à beaucoup de difficultés pour la clientèle. Il y a également l’engagement des équipes de la Sonabel en faveur de la qualité et qui n’est pas, de mon point de vue, suffisamment mis en exergue », a-t-il ajouté, expliquant que cette série va permettre de montrer tout le travail que l’agent Sonabel abat au quotidien pour faire en sorte que les gens puissent mieux comprendre l’entreprise.

Le scénariste Noraogo Sawadogo présentant le projet cinématographique et les acteurs du tournage

« Enfin, il y a l’aspect clientèle parce que l’électricité est utilisée par beaucoup de secteurs, pour ne pas dire la quasi-totalité des secteurs. Donc, c’est important que, nous qui sommes à la Sonabel, puissions également sentir le cri de détresse de notre clientèle lorsque nous sommes défaillants en matière de fourniture de services. Donc, c’est important qu’on puisse (aussi) ressentir ce que la clientèle ressent lorsque nous ne sommes pas en mesure de fournir de l’électricité aux populations. C’est tous ces éléments-là que la série va faire ressortir », a développé le directeur général de la nationale d’électricité, Souleymane Ouédraogo.

Plus qu’un documentaire, c’est un travail de mémoire pour rendre hommage aux travailleurs de la Sonabel

Le scénariste de la série, Noraogo Sawadogo, a affirmé que le sitcom vise à informer via la distraction. « Vous verrez dans les épisodes que les histoires sont traitées au second degré. Les gens comprendront de quoi il s’agit, mais ils riront avant de comprendre », a dit M. Sawadogo qui a salué la Sonabel qui leur a fait confiance pour porter ses messages et valeurs au public. « Aujourd’hui, tous les guichets traditionnels de financements du cinéma sont en train de partir. Nous, les créateurs, il nous faut créer des pôles où on peut avoir de l’argent pour pouvoir continuer notre activité. Tous les jours, il y a une quarantaine de personnes qui sont ici pour travailler pour permettre à des Burkinabè de s’asseoir les soirs devant leur télévision, pouvoir se distraire », a laissé entendre, le célèbre scénariste.

Le manager général du cabinet mémoire vive, Harouna Kindo

Le scénariste de la série, Noraogo Sawadogo a signifié qu’il s’agit d’une fiction série télé pour sensibiliser la population sur ce que c’est réellement que la Sonabel en termes de défis et besoins. Il s’agira, aussi, de permettre aux usagers de savoir quels sont leurs droits et devoirs, et comment ils doivent se comporter lorsqu’ils sont dans une situation de difficulté avec la société. « C’est une série de 26 épisodes de 26 minutes, essentiellement basée sur des histoires qui se passent autour de la Sonabel, soit par un usager qui vient parce qu’il a un problème, soit à l’intérieur de la Sonabel des situations qui sont des prétextes pour nous pour pouvoir faire rire la population en leur donnant un certain nombre d’information », a-t-il précisé.

Selon le manager général du cabinet mémoire vive, Harouna Kindo, plus qu’un film documentaire, c’est un travail de mémoire en vue de retracer un peu l’évolution de l’institution qui est passée par différentes étapes pour fournir l’énergie aux Burkinabè en commençant par les énergies fossiles, ensuite l’hydroélectricité et les nouvelles sources d’énergie. « Vous n’imaginez pas, c’est un défi important d’apporter de l’énergie dans un pays enclavé pour plus de 20 millions d’habitants. Un pays qui n’a pas de ressources pétrolières, qui n’a pas de gaz, c’est vraiment un défi important que la Sonabel relève au quotidien », a souligné M. Kindo.

Une vue de l’équipe de réalisation

La fiction évoquera « toutes les actions menées par des hommes et des femmes qui, depuis 70 ans, se sont investis en tant qu’ingénieurs, techniciens, managers, etc, à faire de la Sonabel, ce qu’elle est aujourd’hui », a-t-il mentionné, annonçant que le film s’intitule : « La Sonabel, poumon de l’économie burkinabè ».

En rappel, les principales missions de la Sonabel sont, d’assurer l’approvisionnement en qualité et en quantité du pays en énergie électrique, améliorer l’accès des populations à l’énergie électrique et contribuer à la mise en œuvre du plan national d’électrification.

Par Bernard BOUGOUM