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Burkina: 18 événements culturels et festifs jugés contraires aux bonnes mœurs

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Dans le cadre d’une campagne d’assainissement du secteur culturel, le ministère burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT) a ordonné la suspension de 18 manifestations à caractère culturel et récréatif, estimant qu’elles sont contraires aux bonnes mœurs, à l’ordre public et aux valeurs culturelles promues par la Révolution progressiste populaire. L’information a été rapportée, ce vendredi 7 août 2026, par l’Agence d’information du Burkina (AIB).

Le ministère burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT) a engagé une nouvelle étape de sa campagne d’assainissement du secteur culturel en mettant en demeure plusieurs promoteurs de manifestations festives de suspendre leurs activités.

Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), les autorités estiment que ces événements sont susceptibles de porter atteinte à la moralité publique, à l’ordre public, aux bonnes mœurs ainsi qu’à la protection des mineurs.

D’après les informations rapportées, dix-huit événements sont concernés par cette décision. Il s’agit notamment de «The Out Side à Loumbila», «Golden Moment à Ouaga 2000», «Young Day», «Tropical Summer», «Ouaga Show Piscine Party», «Happy Run Blue Ouaga», «The Chill and Barbecue», «Afro Trap-Crazy», «All White Party», «Urban Vibes à Bobo-Dioulasso», «Ouaga Summer», «Sun and Fun-Kam City», «Ouaga Plage», «Top Vacances», «Infinity Moment», «Ouaga Fiesta», «Ouaga Vibes et Festy Luchas», organisés par différents promoteurs.

Le ministère prévient que tout manquement à cette mise en demeure pourrait entraîner des mesures administratives visant à faire cesser les activités concernées, en plus des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.

Ces sanctions peuvent aller de l’avertissement au retrait de l’autorisation d’exercer, en passant par des amendes, voire l’interdiction d’exercer une activité artistique ou assimilée.

Cette opération s’inscrit dans l’application de la loi n°004-2025/ALT du 27 mars 2025 portant statut de l’artiste au Burkina Faso. Ce texte précise notamment que la création, la reproduction, la diffusion et la distribution des œuvres artistiques doivent être conformes aux lois et règlements en vigueur. Il impose également aux artistes professionnels de détenir une autorisation délivrée par le ministère chargé des Arts et interdit toute création ou promotion d’activités portant atteinte à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

C’est une décision qui intervient au lendemain d’une mesure similaire visant l’artiste Kosa Pic. Celui-ci a été sommé de retirer des publications liées à sa récente création artistique, également considérées comme contraires aux bonnes mœurs.

À travers cette série de mises en demeure, les autorités burkinabè affichent leur volonté de renforcer l’encadrement des activités artistiques et culturelles en s’appuyant sur les dispositions du statut de l’artiste. Selon l’Agence d’information du Burkina (AIB), cette campagne d’assainissement devrait se poursuivre afin de promouvoir des manifestations conformes aux exigences légales, aux règles d’éthique et aux valeurs culturelles défendues par les pouvoirs publics.

Par Valentin SOMANDE