Après Barbara Manzi en décembre 2022, c’est au tour de Carol Flora-Smereczniak d’être appelée à quitter, sans délai, le Burkina Faso. C’est donc la deuxième coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso, qui est déclarée « persona non grata » par le gouvernement du Burkina Faso. Voici le communiqué du gouvernement.

«Le Gouvernement du Burkina Faso, après avoir découvert le rapport du Secrétaire
Général des Nations Unies adressé au Conseil de Sécurité, intitulé “Les enfants et le
conflit armé au Burkina Faso”, s’indigne du total mépris à l’endroit des autorités et
institutions burkinabè qui n’ont été ni associées à son élaboration, encore moins
informées des conclusions de l’étude.
En effet, il ressort que ce rapport a été élaboré par une équipe spéciale pays, coprésidée
par la Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies au Burkina Faso. Les
informations consignées dans ledit document abordent plusieurs points, notamment
l’analyse de la situation politique, militaire et sécuritaire, les violations graves commises
contre les enfants en application des dispositions de la résolution 1612 (2005).
Dans un style narratif citant indistinctement les terroristes et les institutions de défense
et de sécurité du Burkina Faso, ce rapport qui ressemble à une compilation
d’affirmations sans fondements et de contre-vérités ne comporte en annexe, ni copies de
rapports d’enquêtes, ni arrêts de justice pour étayer les cas prétendus de violations contre des enfants attribués aux vaillants combattants burkinabè.
Le Gouvernement regrette profondément que ces informations aient été compilées et
publiées par l’équipe spéciale pays, sans même associer les structures compétentes
burkinabè, toute chose qui aurait permis d’avoir une lecture plus complète et non-biaisée
de la situation des enfants dans les zones à fort défi sécuritaire au Burkina Faso.
Le Gouvernement s’étonne de la persistance de certaines agences du Système des
Nations Unies au Burkina Faso dans l’utilisation avec légèreté et à dessein des
terminologies équivoques cachant une volonté manifeste de légitimation ou de
requalification de la barbarie dont le peuple burkinabè est victime depuis une décennie.
Une mise au clair officielle sans équivoque avait pourtant été faite le 25 mars 2025 suite
à une convocation des Représentants desdites agences.
Pour sa responsabilité dans la coprésidence de l’élaboration d’un rapport compilant des
données sans sources objectives, sans preuves ni justificatifs, véhiculant des
informations graves et mensongères, le Gouvernement porte à la connaissance de
l’opinion nationale et internationale que Madame Carol Flore-SMERECZNIAK,
Coordonnatrice Résidente du Système des Nations Unies est déclarée «persona non
grata» sur le territoire du Burkina Faso.
En confirmant des informations de manière unilatérale, sans les documenter par des
preuves juridiquement acceptables, à travers un rapport porté devant une instance aussi
stratégique que le Conseil de sécurité des Nations Unies, le Gouvernement estime au
regard de tous les graves écarts constatés, et pour préserver et renforcer les acquis
importants de la Coopération entre le Burkina Faso et les Nations Unies, que Madame
Carol Flore- SMERECZNIAK n’est plus une interlocutrice crédible.
Le Gouvernement du Burkina Faso réaffirme son adhésion aux idéaux de l’Organisation
des Nations Unies dont il salue les apports dans le contexte de défis sécuritaires et
humanitaires. Il réitère sa totale disponibilité à coopérer avec l’Organisation des Nations
Unies, à travers des représentants et des équipes pays résolument engagés dans un
accompagnement vrai et sincère.
La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons»
PORTE-PAROLE DU
GOUVERNEMENT
Le Service d’information du Gouvernementwww.sig.gov.bf/





























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