En Côte d’Ivoire, l’ex-président Laurent Gbagbo ne soutiendra aucun des candidats retenus pour la présidentielle du 25 octobre 2025. Il restera neutre. Sur soixante candidatures déposées, le Conseil constitutionnel en n’a validé que cinq, dont celles du président sortant Alassane Ouattara, de Jean-Louis Billon et de Simone Ehivet, l’ex-épouse de Laurent Gbagbo. Sa propre candidature a été rejetée le 8 septembre, le déclarant inéligible.
La décision du Conseil constitutionnel d’invalider la candidature de l’ancien président ivoirien, Laurent Gbagbo, signifie qu’il ne participera pas à l’élection et qu’il ne soutiendra aucun candidat. Sur les soixante candidatures déposées, seulement cinq ont été acceptées, dont celles du président sortant Alassane Ouattara, de Jean‑Louis Billon et de Simone Ehivet, l’ex-épouse de Gbagbo. Laurent Gbagbo restera, selon lui, neutre et n’encouragera personne à voter pour un candidat en particulier.
Selon sa porte-parole, Maître Habiba Touré, Laurent Gbagbo a consulté plusieurs autres candidats dont les dossiers ont également été rejetés, notamment Pascal Affi N’Guessan du Front populaire ivoirien (FPI), Tidjane Thiam du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) et le député indépendant Antoine Tiémoko Assalé. Une option de soutien collectif à un candidat unique a été envisagée mais écartée, faute de consensus. Maître Habiba Touré a précisé : « Il faut le dire clairement : les candidats retenus par le Conseil constitutionnel ne sont pas ceux investis par les grands partis politiques du pays. Dès lors, il n’y avait ni consensus, ni légitimité suffisante pour bâtir une telle stratégie. »
Face à cette situation, Laurent Gbagbo a choisi de privilégier des « actions pacifiques et démocratiques » pour s’opposer à un quatrième mandat du président sortant. « Il n’est pas question de contester nos institutions », a insisté Maître Habiba Touré. Mais l’ancien président estime que la voie du dialogue reste possible. « En validant un quatrième mandat anticonstitutionnel et en écartant 55 candidats, dont ceux des principaux partis d’opposition, c’est le principe d’égalité devant la loi qui a été foulé au pied », a-t-elle ajouté.
Par Nourah THIOMBIANO (Stagiaire)





























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