En Côte d’Ivoire, le président Alassane Ouattara, a annoncé mercredi 1er octobre 2025 que le prix bord-champ du cacao pour la campagne 2025‑2026 sera de 2 800 francs CFA le kilogramme, contre 1 800 FCFA l’année précédente. Le prix du café lui est passé de 1 500 F à 1 700 francs CFA le kilogramme.
Le président Alassane Ouattara a précisé mercredi 1er octobre 2025 que le cacao sera payé à 2 800 francs CFA le kilogramme pour la campagne 2025‑2026, soit une hausse de 1 000 francs par rapport à la saison précédente, tandis que le café a augmenté de 200 FCFA, soit de 1 500 F à 1 700 francs CFA le kilogramme.

Cette annonce a été faite au Parc des expositions d’Abidjan, où une foule nombreuse de producteurs était rassemblée, vêtue de t-shirts orange, couleur du parti au pouvoir, le RHDP. L’objectif de cette augmentation est de renforcer les revenus des planteurs, encourager la production de cacao de qualité et sécuriser l’activité des producteurs dans un contexte économique sensible.
Doua Blondé Obed, vice-président de l’Organisation interprofessionnelle agricole, a souligné : «Grâce à cette hausse, les planteurs bénéficient d’un revenu supplémentaire qui sécurise leurs exploitations et améliore leur rémunération». En signe de reconnaissance, les producteurs ont offert 20 millions de francs CFA au président Ouattara.
Les producteurs ont accueilli positivement cette annonce. Herman Ben Idriss, cacaoculteur à Abengourou, a déclaré : « La hausse est bonne, mais il faut que les banques paient rapidement. Une seule remorque peut représenter 100 à 120 millions de francs CFA, ce n’est pas facile ». Le gouvernement souhaite que cette augmentation encourage les producteurs à maintenir et améliorer la qualité du cacao et à sécuriser leurs revenus.

La Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao, et cette filière représente près de 40% des recettes d’exportation nationales. Le président Ouattara a également souligné l’importance de la transformation locale du cacao et du café pour que le pays capture davantage de valeur au lieu d’exporter uniquement la matière première.
Malgré cette hausse, les producteurs demeurent confrontés à plusieurs défis : les maladies affectant les plantations, le suivi rigoureux des récoltes (traçabilité) et les aléas climatiques, tels que la sécheresse ou les pluies excessives. L’État devra également continuer à accompagner les planteurs afin d’assurer la stabilité de leur activité et le développement durable de la filière.
Par Nourah THIOMBIANO (stagiaire)






























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