Le gouvernement tanzanien a décidé, le lundi 24 novembre 2025, d’annuler les festivités du 9 décembre 2025 pour la fête nationale, détournant les fonds vers la réparation des infrastructures endommagées lors de la violente manifestation post-électorale fin octobre, qui a fait des «centaines de morts» selon les organisations de défense des droits humains.
La Tanzanie reste marquée par la violence qui a suivi les élections législatives et présidentielle du 29 octobre dernier, dénoncées comme «frauduleuses» par l’opposition et des observateurs internationaux. Pour les défenseurs des droits humains, des «centaines de manifestants anti-pouvoir ont été tués» par les forces de sécurité lors de plusieurs jours de répression.
Face à ce contexte, la présidente Samia Suluhu Hassan a ordonné, le lundi 24 novembre 2025, l’annulation des célébrations prévues le 9 décembre prochain pour la fête nationale.
Le Premier ministre Mwigulu Nchemba, a précisé que les fonds alloués seraient désormais utilisés pour «réparer les infrastructures endommagées» et a mis en garde contre le retour à des violences dont les «conséquences sont irréparables».
La présidente Samia Suluhu Hassan, investie au début du mois après avoir obtenu «98 %» des voix, fait face aux critiques de ses opposants, qui qualifient le scrutin de «parodie d’élection». Des observateurs internationaux ont également jugé le processus «loin d’être parfait», rappelant que les principaux adversaires de la présidente, dont Tundu Lissu, avaient été écartés de la course présidentielle.
Par Valentin SOMANDE






























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