Des quarts de finale qui feront scintiller des étoiles dans le ciel marocain, ces vendredi et samedi. En dehors des Aigles du Mali dont la tunique ne porte encore aucune étoile, le pays de Soundjata Keïta n’ayant jamais pu remporter le trophée le plus convoité par les nations sur le continent, toutes les équipes en lice pour les quarts de finale de la CAN Maroc 2025, sont déjà montées sur le toit de l’Afrique. A elles deux seulement, l’Egypte et le Cameroun totalisent 12 victoires, soit sept pour les Pharaons et cinq pour les Lions Indomptables. Les Super Eagles du Nigéria et les champions en titre, les Eléphants ivoiriens, étrennent fièrement trois étoiles. Si les Fennecs algériens sont en course pour chercher à décrocher un troisième titre, les Lions de l’Atlas et ceux de la Téranga, eux devront hérisser davantage la crinière pour jouir d’un deuxième sacre, alors que les Aigles maliens sont obligés de déployer les ailes très haut, pour trouver le bonheur, au soir du 18 janvier 2026, au royaume chérifien.
Le pari est donc lancé pour les six équipes qui ont passé avec succès le tamis des 8es et malheur aux vaincus des matchs de vendredi et samedi. Car des perdants, il y en aura forcément, le jeu étant ainsi fait. En tout cas, déjà ce soir de vendredi 9 janvier, face au Mali qui comptera sur sa défense athlétique et son «guerrier» et buteur Lassine Sinayoko, les Lions de la Téranga seront portés par Sadio Mané et autres Crépin Diatta, Pape Gueye et Idrissa Gana Gueye, et le jeune et virevoltant attaquant, Ibrahim Mbaye, assurément l’une des belles révélations de cette CAN. Quant aux Lions Indomptables qui ont retrouvé toute leur assurance et une efficacité certaines dans le jeu, ils devront, dans un duel à mort de fauves pantherinés, rugir plus fort pour dominer d’autres Lions, ceux de l’Atlas devant leur public. Les poulains de David Pagou qui pourront s’appuyer sur la vélocité de Bryan Mbeumo et la fougue de Carlos Baleba et de Christian Kofane, doivent faire preuve de cran pour contenir les assauts du remuant Ayoub Al Kaabi et du métronome Brahim Diaz, qui bénéficient depuis le dernier match de groupe, des montées fulgurantes de leur capitaine Achraf Hakimi revenu d’un long temps de blessure.
Dans la lancée des chocs de ce jour, ceux du samedi qui mettront aux prises Eléphants ivoiriens et Pharaons égyptiens et Fennecs algériens et Super Eagles nigérians, tiendront, certainement en haleine les amoureux de ce foot africain magique qui séduit bien au-delà du continent. C’est un secret de polichinelle, cette CAN marocaine dans laquelle les cadors ont mené la danse en tenant leurs rangs, n’a pas connu de surprise. Même si elles n’ont pas démérité, les Léopards de la République démocratique du Congo, les Bafana-Bafana d’Afrique du Sud, les Mambas du Mozambique, les Guépards du Bénin, les Etalons du Burkina Faso, les Panthères du Gabon, les Aigles de Carthage, les Taifa Stars de la Tanzanie, les Coelacanthes des Comores, les Crocodiles du Nil soudanais, ont été pris dans les mailles des 8es de finale et devront se préparer pour la prochaine CAN.
Du reste, la suite de la compétition, si elle tient ses promesses, ne donnera que des matchs plaisants à voir, chaque quart ayant déjà des allures de finale. Il faut le dire, le niveau de jeu présenté par les favoris était souvent nettement au-dessus des prestations des «petites» équipes qui ont encore des échelons à gravir. Même si pour tous, l’essentiel n’est plus seulement de participer!
La CAN des étoiles prend tout sa place!
Par Wakat Séra






























![[Tribune] La rivalité Diomaye–Sonko entre dans l’ère inquiétante des légitimités concurrentes](https://www.wakatsera.com/wp-content/uploads/2025/11/faye-et-sonko-180x135.jpg)








