La police nationale du Burkina Faso affirme, dans un communiqué ce lundi 2 mars 2026, avoir mis aux arrêts 11 individus présumés malfrats de deux réseaux «spécialisés dans les vols à main armée, le faux et usage de faux en écriture publique, la contrefaçon de sceau de l’Etat et le blanchiment de capitaux dans la ville de Ouagadougou».
«Le Commissariat Central de Police de la ville de Ouagadougou (CCPO) a, dans le cadre de la lutte contre la criminalité urbaine sous toutes ses formes, démantelé deux réseaux de délinquants spécialisés dans les vols à main armée, le faux et usage de faux en écriture publique, la contrefaçon de sceau de l’Etat et le blanchiment de capitaux dans la ville de Ouagadougou», lit-on dans le communiqué de l’institution policière, ce lundi 2 mars 2026.
Selon la police, «le mode opératoire du premier groupe, composé majoritairement d’individus de nationalité étrangère, consistait à agir avec deux guetteurs qui s’introduisaient dans les institutions financières. Ils étaient chargés d’identifier les personnes qui effectuaient des opérations bancaires de retrait ou de versement de fortes sommes d’argent, et de communiquer toutes les informations nécessaires de la victime à des binômes motorisés placés à proximité. Armés d’arme à feu, ces derniers étaient chargés de filer la victime jusqu’à une zone favorable à l’action puis, à l’aide de pistolets automatiques et de fusils d’épaule, ils tenaient leur victime en respect en effectuant des tirs en sa direction ou sur celle-ci et la dépouillaient de ses numéraires. Le butin était rapidement partagé entre les membres du groupe et rendez-vous était pris pour une prochaine opération qu’ils appelaient « Money-Day » ».
«Il est à noter que ce gang a causé la mort de plusieurs personnes avec un préjudice financier estimé à près de 216 562 500 FCFA», .
Pour ce qui est du second groupe, la police déclare qu’il est constitué «en majeur partie de personnes du domaine du transit». «Lorsqu’un client se présentait, ses membres lui expliquaient qu’ils avaient une procédure qui leur permettait d’obtenir rapidement les autorisations spéciales d’exportation des produits de rente dans les activités du Comptoir Burkinabè des Filières (CBF) à des prix variant entre 250.000 FCFA et 350.000 FCFA. Une fois la somme versée, ils produisaient lesdits documents préalablement scannés sur lesquels ils apposaient une signature en mettant un faux cachet du Directeur du Guichet Unique du Commerce. Ils disposaient également des faux cachets de la Direction Générale des Impôts et des Douanes qu’ils utilisaient selon le besoin. Le préjudice causé par ce groupe à travers l’établissement des fausses autorisations spéciales d’exportation est estimé à plusieurs millions de francs CFA», explique la police dans son communiqué.
Il a été saisi entre les mains de ces réseaux, à la collaboration des populations, «deux véhicules, des motos, divers appareils et du numéraire», entre autres.
«La Police Nationale salue la franche collaboration des populations et les responsables de sécurité des institutions financières qui ont permis d’atteindre ces résultats. Par ailleurs, elle les exhorte à maintenir cette dynamique, à demeurer toujours vigilants et à toujours dénoncer les cas suspects aux verts que sont les 17, 16 et 1010», conclut le communiqué.
Par Wakat Séra




























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