Le cerveau de l’assassinat de l’ex-ministre Viviane Yolande Compaoré/Ouédraogo a été condamné à 25 ans de prison ferme, au terme du jugement ce vendredi 14 mars 2026. L’accusé, Yanick Wendpenga Bougouma, poursuivi dans ce dossier pour « assassinat » et « vol aggravé », a été reconnu des infractions qui lui sont reprochées.
Le procès de l’assassinat de l’ex-ministre Viviane Yolande Compaoré née Ouédraogo a connu son dénouement, ce vendredi 14 mars 2026. Le tribunal a condamné à 25 ans de prison ferme, le meurtrier, qui a reconnu les faits. Le parquet, et la partie civile constituée auprès de la victime, ont jugé bon à prendre, cette décision de la chambre criminelle de jugement. De son côté, l’avocat qui a plaidé l’acquittement de l’accusé, évoquant « une démence », dit « respecter » le verdict des juges et avisera s’il faut faire appel ou pas.

Le ministère public a exprimé sa « satisfaction » du fait que ce dossier ait pu être « jugé » et dans des « délais raisonnables » afin de permettre à la famille de la victime mais aussi à l’opinion de savoir ce qui s’est passé exactement, les circonstances dans lesquelles ces faits d’assassinat et de vol aggravé de biens ont été commis et d’en situer également les responsabilités.
« Il a été reconnu coupable, condamné à une peine d’emprisonnement ferme de 25 ans, je pense que de ce point de vue aussi, même si nos réquisitions n’ont pas été entièrement suivies les objectifs que nous poursuivions dans cette procédure est atteint, il y a un peu de satisfaction », a déclaré le substitut du procureur du Faso, Prosper Thiombiano, affirmant que le parquet prend « acte » de la décision et va « aviser » sur d’autres aspects qui seront utiles.

Du point de vue des poursuites, « nous ne sommes pas non plus moins satisfaits parce que nous l’avons poursuivi pour assassinat et vol aggravé », a poursuivi le parquet qui a ajouté qu’il a essayé de démontrer devant la chambre criminelle que l’accusé est « coupable » et c’est lui vraiment qui a commis ces faits dans des circonstances bien précises. D’ailleurs soutient le parquet, « il a essayé de retracer constamment sans incohérences aussi bien dit devant nous que la chambre criminelle ».
Deuxièmement, le ministère public a essayé, au regard du débat central qui tournait autour de la santé mentale du prévenu dont une expertise psychiatrique a été ordonnée lors de l’audience précédente dont les résultats ont été produits le vendredi et contradictoirement et publiquement discuté, de démontrer que le prévenu était lucide au moment des faits. « Il y a une certaine cohérence qui était telle qu’une santé mentale défaillante ne pouvait pas permettre de commettre des faits comme ça et d’être précis dans leur relation », a soutenu Prosper Thiombiano.

« Quant aux hallucinations qui semblaient être rapportées dans le rapport d’expertise, nous avons aussi démontré qu’en réalité, ces faits sont postérieurs à la commission des faits. Nous avons établi en l’occurrence qu’il n’y avait pas de démence », a conclu le substitut Thiombiano.
Me Edgar Sosthène Dabiré, avocat du prévenu dit avoir plaidé « l’acquittement pour cause de démence » de son client. « Malheureusement, le tribunal a décidé autrement, il l’a condamné à 25 ans de prison fermes », a-t-il dit, jugeant que c’est une « décision souveraine » qu’il « respecte ».

Vous allez faire appel de ce verdict ? « Nous allons aviser », a-t-il répondu.
Le Conseil de la victime, Me Fatao Kyelem, avocat au cabinet de Me Prosper Farama, s’est réjoui de la décision du tribunal car il a fait droit à »toutes » leurs réclamations, estimant que c’est « reconnaissance des faits et des souffrances que la famille a subies et continu de subir ».

Le 10 janvier 2026, le corps sans vie de l’ex-ministre Viviane Yolande Compaoré née Ouédraogo a été retrouvé dans la salle de bain de la victime. Mme Compaoré a occupé également les fonctions de député et de Gouverneur sous le règne de l’ex-président Blaise Compaoré.
Les différentes parties ont dix jours pour interjeter appel.
Par Bernard BOUGOUM




























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