Le Burkina Faso fait face à une pénurie de ciment ces derniers mois. Entre hausse de prix du ciment ou surfacturation, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF), est aux aguets et n’hésite pas à entrer en action.
Depuis fin janvier 2026, le marché du ciment au Burkina Faso n’arrive plus à satisfaire la demande. Si fait que dans les grandes villes, notamment les deux capitales, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, la situation commence à affecter le secteur du bâtiment, certains chantiers étant obligés d’être mis à l’arrêt.
La pénurie de ciment a également amené des vendeur à augmenter les prix. Une hausse illégale des prix qui est dénoncé par les populations. Vendu normalement à 5 750 FCFA, le sac de 50 Kg du ciment se négocie de nos jours jusqu’à 7 000 FCFA.

Selon nos informations, les prix réglementés du ciment, précisément le CPJ et le CPA n’ont pas connu de changement. Le CPJ 35 reste fixé à 100 000 FCFA la tonne, soit 5 000 FCFA le sac de 50 Kilogrammes, et le CPA 45, à 115 000 FCFA la tonne, soit 5 750 FCFA le sac de 50 kilogrammes.
Qu’est-ce qui a créé cette situation de pénurie de ciment ? Les réponses sont complexes face à cette question pourtant simple. Les causes de cette pénurie varient d’un acteur à un autre. Selon certains commerçants, les transporteurs font face à de longues attentes allant d’une à deux semaines pour pouvoir charger le ciment au niveau des usines. Mais, d’autres personnes accusent la forte chaleur qui jouerait sur la production qui aurait fortement diminué.

Face à cette situation qui a créé la spéculation, la Brigade mobile de contrôle économique et de la répression des fraudes (BMCRF) a renforcé ses contrôles. Lors de ses opérations spéciales, elle a procédé à plusieurs saisies de stocks. Début mars, elle a annoncé avoir mené une vaste opération de contrôle sur le marché afin de constater la pénurie de ciment. Cette mission, avait indiqué la BMCRF, poursuit un double objectif : « vérifier la disponibilité du ciment et s’assurer que les prix appliqués respectent strictement la réglementation en vigueur ».
Lors de sa dernière opération rendue publique ce jeudi 9 avril 2026, l’équipe de la BMCRF dit avoir constaté que certains commerçants véreux continuent de pratiquer l’augmentation illégale des prix du ciment afin de s’enrichir sur le dos des consommateurs. Alors, elle a saisi purement et simplement les produits mis en cause qui seront, selon son Coordonnateur général, rétrocédés à l’Agence « Faso Mêbo » pour être utilisés dans des travaux d’intérêts commun. Les contrevenants, quant à eux, s’exposent à des sanctions sévères.
Aussi, les autorités appellent à la sérénité des acteurs dont les cimentiers qui ont été invités à intensifier la production pour résoudre la crise.
La BMCRF a mis en place des numéros « 80 00 11 84 / 80 00 11 85 / 80 00 11 86 » pour signaler les prix illicites.
Par Wakat Séra






























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