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Pata Pata Dj, «le dernier rempart» est tombé

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L’artiste burkinabè Pata Pata DJ, de son vrai nom Pabè Gnaoto Kade Patrick, est décédé, ce mercredi 20 mai 2026, des suites d’un accident, selon plusieurs sources. Figure emblématique de la musique d’ambiance et du coupé-décalé au Burkina Faso, il laisse derrière lui une carrière marquée par des succès populaires, une énergie scénique unique et une empreinte profonde dans le showbiz national.

Mercredi noir pour le monde du showbiz burkinabè. Le secteur est frappé par une immense tristesse. Pata Pata DJ alis «Le dernier rempart», est décédé, ce 20 mai 2026.

Né le 30 juin 1982 à Gagnoa, en Côte d’Ivoire, Pata Pata DJ s’était imposé au fil des années comme l’un des visages les plus connus de la scène musicale burkinabè.

Surnommé tour à tour «Chef du village Molokaï» ou encore «Le dernier rempart», il avait conquis le public grâce à son charisme, son sens de l’animation et son style musical fédérateur.

L’artiste s’était révélé au grand public en tant que leader influent du groupe «Les AS-DJ», formation qui a profondément marqué l’univers de la musique d’ambiance au Burkina Faso au début des années 2000. Avec ce collectif, il a contribué à populariser une nouvelle manière de faire vibrer les nuits et les maquis, mêlant atalaku, ambiance festive et rythmes urbains inspirés du coupé-décalé.

Le succès phénoménal du titre «Papa Bakala» lui ouvrira ensuite les portes d’une carrière solo. Refusant de se limiter au simple rôle d’animateur musical, Pata Pata DJ choisit alors d’élargir son registre artistique. À travers des projets comme «Le Quotidien» ou encore «El Pipo» sorti en 2009, il aborde des thèmes sociaux et de sensibilisation, tout en restant fidèle à l’énergie populaire qui faisait sa marque.

Au-delà de la musique, Pata Pata DJ incarnait une époque et une ambiance. Son nom résonnait dans les grandes fêtes, les discothèques et les événements culturels où sa voix et ses slogans étaient devenus familiers à toute une génération. Sa disparition crée un vide immense dans l’univers du divertissement burkinabè et suscite déjà une vague d’émotion sur les réseaux sociaux et dans les milieux artistiques.

Avec la disparition de Pata Pata DJ, le Burkina Faso perd l’une de ses figures les plus populaires de la musique d’ambiance. Mais derrière le silence laissé par «Le Chef du village Molokaï», demeureront des chansons, des souvenirs de fête et l’héritage d’un artiste qui aura durablement marqué le cœur du public burkinabè.

Par Valentin SOMANDE