Des affrontements ont éclaté, le lundi 1er juin 2026 à Nanyuki, au Kenya, lors des manifestations contre l’implantation d’un centre de quarantaine destiné à accueillir des ressortissants américains potentiellement exposés au virus Ebola en République démocratique du Congo. Plusieurs médias ont relayé l’information, ce mardi 2 juin 2026, faisant état d’au moins un décès, tandis que certaines sources évoquent un bilan plus lourd.
La contestation autour d’un projet de centre de quarantaine financé par les États-Unis a viré au drame au Kenya. Selon plusieurs sources médiatiques ayant relayé l’information, ce mardi 2 juin 2026, au moins une personne a perdu la vie lors des manifestations organisées la veille à Nanyuki, une ville située à proximité de la base aérienne de Laikipia, à environ 200 kilomètres au nord de Nairobi. Certaines sources avancent même un bilan de deux morts.
Les protestataires s’opposent à l’ouverture d’une structure destinée à accueillir des citoyens américains arrivant de la République démocratique du Congo (RDC), pays confronté à une importante flambée de la maladie à virus Ebola. Selon des responsables américains, ce centre, construit sur la base aérienne de Laikipia, devait entrer en service la semaine dernière.
Au cours des manifestations, des heurts ont éclaté entre les forces de sécurité et les manifestants. Des médias rapportent que la police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Toutefois, ni les autorités policières, régulièrement critiquées pour leur recours excessif à la force, ni les services de secours ou encore la Croix-Rouge kényane n’ont confirmé officiellement les informations relatives aux victimes.
Sur le plan judiciaire, le projet fait également l’objet d’une bataille devant les tribunaux. Saisie par l’organisation de défense des droits constitutionnels, Katiba Institute, la Haute Cour du Kenya avait déjà suspendu l’ouverture du centre la semaine dernière, estimant que l’intérêt public justifiait un examen approfondi du dossier.
Réunie à nouveau, ce mardi 2 juin 2026, la juridiction a décidé de prolonger cette suspension. Elle a en outre ordonné au gouvernement kényan de rendre publics, dans un délai de sept jours, l’ensemble des accords conclus concernant cette installation controversée.
Alors que la justice exige davantage de transparence sur ce projet soutenu par Washington, la polémique continue de diviser l’opinion publique kényane, dans un contexte marqué par les inquiétudes liées à l’épidémie d’Ebola qui sévit en RDC.
Par Valentin SOMANDE






























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