Google reconnaît dans son rapport environnemental 2026 une forte tension entre la croissance de l’intelligence artificielle et ses objectifs climatiques. RFI relève des émissions de CO2 en hausse de 18 % sur un an, à 18,85 millions de tonnes, et une facture énergétique multipliée par 2,5 depuis 2019.
L’essor de l’intelligence artificielle coûte de plus en plus cher en énergie. Dans son rapport environnemental 2026, Google décrit une année 2025 marquée par une croissance très rapide de ses infrastructures numériques, avec des achats d’énergie propre importants, mais aussi une pression accrue sur l’électricité, l’eau et les émissions liées aux centres de données.
RFI, qui analyse ce bilan publié fin juin, retient un chiffre parlant pour le grand public : les émissions de CO2 de Google auraient augmenté de 18 % sur un an pour atteindre 18,85 millions de tonnes. Le média indique aussi que la facture énergétique du groupe a été multipliée par 2,5 depuis 2019. Ces données donnent une mesure concrète du poids matériel de l’IA générative, souvent présentée comme un service entièrement dématérialisé.
Google met en avant des efforts de compensation et d’efficacité. L’entreprise affirme avoir signé en 2025 des contrats représentant 12 GW d’énergie propre, le plus haut total annuel de son histoire, et avoir évité 58 millions de tonnes équivalent CO2 dans ses opérations et sa chaîne d’approvisionnement. Le rapport évoque aussi le recyclage des déchets de centres de données et des projets de restauration d’eau douce.
Le sujet dépasse Google. Les grands modèles d’IA exigent des serveurs spécialisés, des capacités de refroidissement et une alimentation électrique stable. Pour les États, les villes et les opérateurs d’énergie, la question devient très concrète : où installer les centres de données, à quel coût électrique, et avec quelles garanties sur l’eau et les émissions ?
Pour le public, l’information rappelle que chaque service d’IA a une infrastructure derrière lui. Les gains de productivité existent, mais leur coût énergétique doit être mesuré et rendu public. Les prochains rapports des grands groupes technologiques seront donc scrutés autant pour leurs innovations que pour leurs mégawatts.
Cet article vous est proposé en collaboration avec Aïobi, la première deeptech d’Afrique de l’Ouest spécialisée dans l’intelligence artificielle d’entreprise. Pour en savoir plus : team@aiobi.world






























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