L’examen de la demande d’extradition béninoise, attendu le mardi 14 juillet 2026, a de nouveau été repoussé, ont informé des médias. L’activiste panafricaniste devra patienter encore plusieurs semaines derrière les barreaux sud-africains.
L’affaire judiciaire entourant Kemi Seba connaît un nouveau rebondissement. L’audience du 14 juillet 2026, censée marquer le véritable coup d’envoi de l’examen de la demande d’extradition formulée par le Bénin, n’a pas eu lieu comme prévu: le dossier officiel venait tout juste d’être remis à l’ambassade sud-africaine de Cotonou, laissant aux juges trop peu de temps pour l’étudier.
Selon plusieurs sources médiatiques, la prochaine étape est désormais fixée au 11 août, une date qui doit marquer la suite d’un dossier suivi de près en raison de la notoriété de Seba comme figure du militantisme panafricaniste et des enjeux juridiques et politiques que soulève cette demande d’extradition.
L’audience, très brève, s’est soldée par un simple renvoi, le temps que les autorités judiciaires prennent connaissance du «volumineux dossier» transmis par Cotonou, plusieurs centaines de pages détaillant, selon des sources proches du dossier, les faits, dates et circonstances reprochés à l’activiste.
En cause: deux mandats d’arrêt, l’un émis en juin 2025, l’autre en décembre de la même année, ce dernier lié à la diffusion de vidéos jugées favorables aux auteurs de la tentative de coup d’État du 7 décembre 2025. S’y ajoutent des accusations d’incitation à la haine, à la violence et à la rébellion, ainsi que de blanchiment de capitaux et de cyberharcèlement.
Autre inconnue de taille: celle des garanties d’un procès équitable en cas de transfert vers Cotonou, alors que Kemi Seba n’a cessé de critiquer les institutions judiciaires béninoises. Des médias citant un spécialiste du dossier évoquent une procédure susceptible de s’étirer sur plusieurs mois devant les juridictions sud-africaines.
Parallèlement, le volet migratoire du dossier suit son cours: l’enquête sur le séjour irrégulier de Kemi Seba et de son fils, ainsi que sur leur tentative de quitter clandestinement le territoire, se poursuit, le parquet cherchant notamment à obtenir des informations auprès de plateformes de cryptomonnaie.
Trois mois après leur arrestation dans un centre commercial près de Pretoria en avril, Kemi Seba, son fils et leur coprévenu présumé, le militant identitaire sud-africain François van der Merwe, restent donc incarcérés, leurs demandes de libération provisoire ayant déjà été rejetées pour risque de fuite.
Les conseils de la défense préparent une riposte judiciaire contre la procédure d’extradition, qu’ils considèrent comme étant à caractère politique. Parallèlement, ils œuvrent pour que Khonsou, le fils de Kemi Seba, 18 ans, bénéficie d’une décision distincte lui permettant de regagner la France.
Une affaire à suivre donc, alors que la date du 11 août s’annonce désormais comme la prochaine échéance clé, mais sans certitude, au vu des précédents reports, qu’elle marque enfin une avancée décisive.
Par Valentin SOMANDE






























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