La Commission électorale zambienne a décidé, ce vendredi 14 août 2026, de suspendre provisoirement le dépouillement des suffrages issus des élections présidentielle et législatives de la veille. Cette mesure fait suite à des incidents violents signalés dans plusieurs districts du pays.
Le processus de dépouillement est à l’arrêt en Zambie. Au lendemain du scrutin qui a mobilisé quelque 8,7 millions d’électeurs inscrits, la Commission électorale a annoncé, dans un communiqué, la suspension des opérations sur l’ensemble du territoire.
Selon le responsable électoral, Brown Kasaro, cette décision intervient après plusieurs actes de violence visant notamment des agents électoraux. Des urnes contenant des «bulletins déjà marqués auraient également été dérobées» dans certaines localités, faisant planer de nouvelles incertitudes sur le déroulement du processus électoral.
La Commission électorale dispose désormais de 24 heures pour réexaminer cette mesure et déterminer les conditions d’une éventuelle reprise du dépouillement.
La présidentielle oppose le chef de l’État sortant, Hakainde Hichilema, au pouvoir depuis 2021, à son adversaire Brian Mundubile, 55 ans, ancien ministre sous le précédent gouvernement du Front patriotique. Dès jeudi, Brian Mundubile avait déjà revendiqué la victoire. Hakainde Hichilema, pour sa part, s’est montré plus prudent, qualifiant les premiers résultats de «encourageants» et exhortant ses partisans à rester calmes et patients dans l’attente des chiffres officiels.
En parallèle de la présidentielle, les Zambiens ont voté pour renouveler les membres de l’Assemblée nationale, dont le nombre de sièges passe de 156 à 226 députés.
Le scrutin s’est déroulé dans un contexte économique difficile, avec une campagne dominée par les préoccupations liées à la hausse du coût de la vie, au pouvoir d’achat et à la situation économique du pays. Les résultats officiels de la présidentielle sont, pour l’heure, attendus lundi.
La suspension du dépouillement vient ainsi ajouter une nouvelle tension à un scrutin particulièrement suivi. La Commission électorale devra rapidement rétablir les conditions nécessaires à la poursuite du processus et à la proclamation de résultats acceptés par les différents camps.
Par Valentin SOMANDE







































