Accueil Monde Présidentielle en Zambie: Hakainde Hichilema vers un second mandat

Présidentielle en Zambie: Hakainde Hichilema vers un second mandat

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Le chef de l’État sortant prend une nette avance au vu des dépouillements partiels publiés de l’élection présidentielle, le dimanche 16 août 2026 par les autorités électorales. Malgré des revendications prématurées de l’opposition et un climat de tension émaillé d’incidents, Hakainde Hichilema semble bien parti pour l’emporter dès le premier tour. Les résultats globaux sont prévus pour ce lundi 17 août, selon la commission électorale.

Vers une confirmation au sommet de l’État pour Hakainde Hichilema? D’après les données communiquées par la commission électorale, le dimanche 16 août 2026, le président zambien sortant devance largement ses concurrents après le décompte effectué dans plus de la moitié des circonscriptions. Avec 1 544 140 suffrages comptabilisés sur 135 des 226 circonscriptions du pays, le dirigeant de 64 ans enregistre 58,87 % des voix. Un score qui, s’il se confirme, lui permettrait de franchir la barre fatidique des 50 % des suffrages exprimés nécessaire pour s’imposer directement sans passer par un second tour.

Son opposant direct, Brian Mundubile (55 ans), se retrouve distancé avec 1 030 662 votes sur l’ensemble des 14 prétendants au fauteuil présidentiel. Ce dernier s’était pourtant déclaré vainqueur un peu plus tôt, affirmant s’être imposé au premier tour et assurant que sa formation politique avait également décroché la majorité des sièges au Parlement.

À en croire certaines sources, si le vote du jeudi 13 août dernier s’est déroulé dans un calme relatif, la campagne électorale a été assombrie par de vives dénonciations de la part de l’opposition, qui a fait part d’intimidations, d’interpellations, de kidnappings et d’agressions. La journée de vote a également été le théâtre d’un drame près de la capitale Lusaka, où la police a signalé le décès d’un agent électoral de 57 ans à la suite d’une agression par un groupe d’individus dans un township. Neuf personnes ont été interpellées dans le cadre de cette affaire.

A l’issue des votes, le dépouillement qui suivait a été perturbé, occasionnant sa suspension, d’environ six heures, décidée par la commission électorale en raison d’actes violents visant les agents électoraux et de la disparition suspecte de bulletins remplis. L’organe électoral n’a pas indiqué si le matériel dérobé avait été récupéré.

Cette interruption momentanée a vivement fait réagir les instances internationales. La mission d’observation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), sous la conduite de l’ancien ministre de la Justice du Malawi, Samuel Tembenu, a déploré une décision ayant suscité «de l’incertitude et de l’inquiétude». De son côté, Reinhold Lopatka, à la tête de la délégation des observateurs du Parlement européen, a estimé que cette mesure était «disproportionnée».

Face au risque de dérapage, les différentes missions d’observation, à l’image de celle de l’Union européenne, enjoignent l’ensemble des acteurs politiques à la retenue et à l’apaisement en réclamant la fin des déclarations provocatrices, dans l’attente des résultats globaux prévus pour ce lundi.

Par Valentin SOMANDE