Nommée par le roi Mohammed VI, le mardi 29 septembre 2026, Fatima Ezzahra El Mansouri a aussitôt engagé les consultations en vue de former le prochain gouvernement marocain. À la tête du Parti authenticité et modernité (PAM), arrivé en tête des législatives, la nouvelle cheffe du gouvernement veut dialoguer avec l’ensemble des formations politiques, y compris le Parti de la justice et du développement (PJD) islamiste, dans un Parlement marqué par une forte fragmentation.
Au lendemain de sa nomination, Fatima Ezzahra El Mansouri est déjà au travail. La présidente du PAM, âgée de 50 ans et maire de Marrakech, a lancé les premières consultations pour constituer son équipe gouvernementale, avec la volonté affichée d’ouvrir le dialogue à l’ensemble de l’échiquier politique.
Cette nomination historique est également largement commentée par la presse marocaine. Le site Hespress, cité par nos confrères de Radio France Internationale (RFI), y voit un marqueur de modernité. «Confier les rênes de l’exécutif à une femme place le Royaume à l’avant-garde régionale», écrit le média, estimant que cette accession «au Maghreb et dans le monde arabe» constitue une visibilité politique «inédite» et qu’en Afrique, elle «consolide le discours marocain en faveur d’une gouvernance inclusive».
À l’issue de son audience avec le roi Mohammed VI, mardi 29 septembre, la nouvelle cheffe du gouvernement a elle-même souligné la portée symbolique de sa nomination. «C’est source de fierté pour moi et pour toutes les femmes de la nation», a-t-elle déclaré à la presse.
Dans la foulée, Fatima Ezzahra El Mansouri s’est rendue au siège du PAM, où le bureau politique du parti s’est réuni en session extraordinaire pour saluer officiellement sa désignation à la tête du gouvernement.
Le dialogue avec toutes les formations
Le PAM entend désormais accélérer le processus de formation du futur exécutif. Dans un communiqué, le parti affirme vouloir maintenir «la main du dialogue» tendue à toutes les formations politiques, y compris celles qui se préparent à siéger dans l’opposition.
Parmi les interlocuteurs ciblés, figure notamment le Parti de la justice et du développement (PJD), formation islamiste qui occupe la quatrième place à la Chambre des représentants avec 54 députés.
Selon le site officiel du PJD, son secrétaire général a reçu, dans la soirée du mardi 29 septembre, un appel de Fatima Ezzahra El Mansouri lui proposant une rencontre. Une invitation acceptée par le responsable du parti, ouvrant ainsi la voie à de premiers échanges entre les deux formations.
Des consultations dès ce mercredi
Le calendrier des discussions se précise déjà. Plusieurs rencontres sont programmées, ce mercredi 30 septembre au siège du PAM, à Rabat.
Une délégation du Rassemblement national des indépendants (RNI) doit être reçue à 11h TU, avant une rencontre avec une délégation de l’Istiqlal à 12h TU. Des points presse sont également annoncés à l’issue de ces échanges.
Fatima Ezzahra El Mansouri entame ainsi ses premières consultations dans un contexte parlementaire où la recherche d’alliances apparaît au cœur de la formation du futur exécutif.
Par Valentin SOMANDE






































