Nommé vice-président de la Tanzanie, le 3 novembre 2025, Emmanuel John Nchimbi a annoncé, le 25 août 2026, son départ de ses fonctions, qui prendra officiellement effet le 4 septembre prochain. Selon des sources médiatiques, il dit vouloir anticiper un éventuel «désir de changement» de la présidente Samia Suluhu Hassan et met également fin à sa carrière politique.
Le vice-président tanzanien Emmanuel John Nchimbi s’apprête à quitter ses fonctions après moins d’un an en poste de vice-président. Selon des informations rapportées par plusieurs médias, il a annoncé le mardi 25 août 2026 que sa démission deviendrait effective le 4 septembre prochain.
Nommé le 3 novembre 2025, Emmanuel Nchimbi a expliqué que sa décision, de quitter ses fonctions, répondait à un engagement pris envers la présidente Samia Suluhu Hassan. Il avait, selon ses déclarations, promis de libérer son poste dès que la cheffe de l’État manifesterait un «désir de changement» ou procéderait à un remaniement.
Au-delà de la vice-présidence, l’ancien responsable gouvernemental a également annoncé son «retrait définitif» de la vie politique ainsi que du service public.
Cette annonce intervient alors que des tensions auraient été rapportées au sommet de l’exécutif tanzanien. Dans la foulée, le parti au pouvoir, le Chama Cha Mapinduzi (CCM), a décidé d’exclure Emmanuel Nchimbi de ses rangs pour des raisons disciplinaires.
Le comité exécutif national du CCM a, par ailleurs, désigné M. Ndejembi comme candidat officiel pour prendre sa succession à la vice-présidence. Son accession définitive à cette fonction reste toutefois soumise à l’approbation du Parlement tanzanien.
Un départ dans un contexte politique tendu
Le départ annoncé d’Emmanuel Nchimbi intervient un peu plus de dix mois après la réélection de Samia Suluhu Hassan à la présidence de la Tanzanie. Le scrutin avait été fortement contesté et sa répression avait fait de nombreuses victimes.
Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, 518 personnes avaient été tuées lors des violences liées à la contestation électorale. L’opposition et des défenseurs des droits humains avaient, de leur côté, avancé un bilan beaucoup plus élevé, estimé à environ 2 000 morts.
Arrivée au pouvoir en 2021 après le décès soudain de John Magufuli, Samia Suluhu Hassan avait initialement été perçue comme une dirigeante porteuse d’une volonté de réformes, après plusieurs années de «gouvernance autoritaire» sous son prédécesseur.
Le départ d’Emmanuel Nchimbi, prévu pour le 4 septembre 2026, marque ainsi un changement important au sommet de l’État tanzanien. Sa décision, de se retirer également de la vie politique, ouvre une nouvelle séquence au sein du pouvoir, alors que la présidente Samia Suluhu Hassan fait face à un contexte politique toujours marqué par les tensions nées de la dernière élection.
Par Valentin SOMANDE







































