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Washington sanctionne, Akane riposte: la CPI défend son indépendance

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La présidente de la Cour pénale internationale (CPI), Tomoko Akane, a vigoureusement rejeté, le mercredi 26 août 2026, les accusations portées par Washington contre la juridiction et sa direction. Visée par des sanctions américaines annoncées le 18 août dernier, la magistrate japonaise dénonce une campagne de pression destinée, selon elle, à fragiliser l’indépendance de la Cour, rapportent des médias.

La présidente de la CPI ne compte visiblement pas rester silencieuse face aux sanctions américaines. Mercredi 26 août 2026, Tomoko Akane a réfuté les accusations formulées par les États-Unis à l’encontre de la juridiction internationale, après l’adoption de mesures visant plusieurs de ses responsables.

Le Département d’État américain avait annoncé, le mardi 18 août, des sanctions contre Tomoko Akane, de nationalité japonaise, ainsi que contre Abdoulaye Seye, avocat principal de la CPI et ressortissant sénégalais. Ces mesures prévoient notamment le «gel de leurs avoirs détenus aux États-Unis ou transitant par le système financier américain».

Face à ces accusations, la présidente de la Cour se veut catégorique. «Il n’y a tout simplement aucun fondement» aux reproches américains, a-t-elle déclaré, rejetant notamment les allégations selon lesquelles la CPI serait une organisation politique corrompue ou aurait détourné le droit international pour porter atteinte à la souveraineté des États.

Neuf juges dans le viseur de Washington

La pression américaine touche désormais une partie importante des instances dirigeantes de la CPI. Selon la juridiction, l’administration du président Donald Trump a sanctionné neuf des dix-huit juges de la Cour, ainsi que deux procureurs adjoints, l’ancien procureur général et un autre membre du bureau du procureur.

Washington reproche principalement à la CPI d’avoir outrepassé ses prérogatives en enquêtant sur des responsables politiques et militaires des pays qui ne sont pas parties au Statut de Rome, notamment les États-Unis et Israël.

Tomoko Akane rejette cependant toute justification à son encontre. Elle a assuré n’avoir «absolument aucune raison» d’être sanctionnée, considérant les mesures américaines comme une nouvelle étape d’une campagne de pression plus large contre la juridiction.

Akane sollicite l’appui de Tokyo

Dans ce contexte tendu, la présidente de la CPI a appelé le Japon à jouer un rôle auprès de son allié américain afin d’éviter une nouvelle escalade. Elle a également exhorté Tokyo à travailler avec les autres États membres de la Cour pour qu’ils ne cèdent pas aux pressions américaines et ne renoncent pas à leur appartenance à la CPI.

À travers cette riposte, Tomoko Akane entend défendre non seulement son institution, mais aussi le principe de son indépendance. Alors que les sanctions américaines frappent désormais une part importante des responsables de la Cour, le bras de fer entre Washington et la CPI semble appelé à se poursuivre.

Par Valentin SOMANDE