Le chanteur malien, Salif Keïta, a annoncé, le mercredi 26 août 2026, l’annulation de ses concerts prévus en Afrique du Sud. L’artiste de 76 ans entend ainsi protester contre les violences xénophobes visant des migrants africains dans le pays, rapportent des sources médiatiques locales.
Le geste est symbolique, mais le message se veut sans ambiguïté. Salif Keïta a décidé de renoncer à ses prestations programmées en Afrique du Sud pour exprimer son opposition aux violences xénophobes qui ciblent des ressortissants africains.
Selon des sources locales citées par plusieurs médias, l’artiste malien a pris cette décision «le cœur lourd», se disant profondément attristé par les attaques répétées contre les migrants. Il devait notamment se produire au festival de Macufe, à Bloemfontein.
À travers cette annulation, le chanteur entend attirer l’attention sur la situation de ses «frères et sœurs africains», confrontés aux violences et aux discriminations. Pour lui, les difficultés liées à l’immigration ne doivent pas faire oublier la dimension humaine de ces situations.
Salif Keïta a toutefois tenu à dissocier son geste d’un quelconque rejet du peuple sud-africain. Il a résumé sa position en ces termes: «Je veux fermer la porte à la haine, pas sur les gens».
L’artiste rappelle que les migrants africains sont avant tout des hommes et des femmes à la recherche d’«emploi, de sécurité et de dignité». Il estime que les violences xénophobes observées ces dernières années ne reflètent pas l’image de l’Afrique du Sud qu’il connaît.
Le chanteur malien a également évoqué l’héritage de Nelson Mandela, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid, estimant que le pays construit par ce dernier ne saurait être associé à la haine et au rejet de ses frères africains. Il a, par ailleurs, souligné l’accueil chaleureux dont il a toujours bénéficié en Afrique du Sud au cours de sa longue carrière.
En annulant ses concerts du 26 août 2026, Salif Keïta transforme ainsi son absence en acte de protestation. Une manière, pour l’icône malienne, de dénoncer les violences tout en affirmant qu’il ne tourne pas le dos au peuple sud-africain, mais à la haine et à la xénophobie.
Par Valentin SOMANDE







































