Le chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine a été condamné, le mercredi 9 septembre 2026, à 15 ans de prison ferme et au versement de 30 millions de F CFA à chacune des familles des victimes par la cour criminelle de N’Djamena. La justice tchadienne l’a reconnu coupable de plusieurs faits graves liés à des exactions commises dans les zones frontalières entre 2002 et 2003.
Le verdict est tombé au palais de justice de N’Djamena. Comme le rapportent plusieurs médias, «la cour criminelle du palais de justice de Ndjamena a déclaré le général Miskine coupable d’association de malfaiteurs, de sévices graves, de torture et d’assassinat».
De son vrai nom Martin Koumtamadji, Abdoulaye Miskine est l’ancien patron de la garde présidentielle centrafricaine et le dirigeant du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC).
Les faits qui lui sont reprochés, notamment des actes de «torture», d’«assassinat» et de «séquestration», remontent à 2002 et 2003 dans des zones situées à la frontière entre le Tchad et la Centrafrique.
Ses trois coaccusés ont également été reconnus coupables, mais en qualité de complices. Ils écopent chacun de 10 ans de prison ferme.
Le parquet avait requis 30 ans de réclusion contre Abdoulaye Miskine. La défense, qui plaidait l’acquittement, a rejeté le verdict et annoncé son intention de se pourvoir en cassation. Selon l’Agence de Presse Africaine (APA), les avocats contestent la décision et dénoncent un «jugement politique».
Arrêté fin 2019 par les forces tchadiennes, Abdoulaye Miskine était depuis détenu à la maison d’arrêt de Klessoum.
Avec cette condamnation, la justice tchadienne tourne une nouvelle page dans un dossier qui traînait depuis plus de deux décennies. Mais le verdict est loin de clore l’affaire, la défense ayant annoncé son recours en cassation, laissant désormais la suite de la procédure entre les mains de la juridiction supérieure.
Par Valentin SOMANDE







































