La 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’est ouverte, ce mardi 22 septembre 2026 à New York. Près de 130 chefs d’État et de gouvernement sont attendus pour le débat général, prévu jusqu’au 28 septembre, sur fond de conflits internationaux, de crise climatique, de gouvernance de l’intelligence artificielle et de défis pour le multilatéralisme.
La diplomatie mondiale a les yeux tournés vers New York. Le débat général de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies s’est ouvert, ce mardi 22 septembre 2026, avec la présence annoncée de près de 130 dirigeants mondiaux. Cette séquence de haut niveau se poursuivra jusqu’au 28 septembre, donnant lieu à une succession d’allocutions, de réunions et d’entretiens bilatéraux.
Placée sous la présidence du Bangladais Khalilur Rahman, la session est articulée autour du thème: «Restaurer la confiance, gérer la transformation: Des Nations Unies qui apportent des résultats pour tous». L’agenda de la présidence met, notamment, l’accent sur la paix et la sécurité, le développement durable, l’action climatique, les droits humains, l’innovation et la réforme du système multilatéral.
Guerres, climat et intelligence artificielle au menu
Les conflits internationaux figurent parmi les principales préoccupations des dirigeants réunis dans la capitale américaine. Les crises au Moyen-Orient ainsi que la guerre russo-ukrainienne occupent une place importante dans les discussions, alors que l’ONU cherche à promouvoir le dialogue et les solutions politiques. Le changement climatique et la transition écologique constituent également un autre axe majeur.
Une réunion de haut niveau consacrée à l’action climatique et à la transition juste est prévue le 23 septembre, avec la participation des pays développés, de grandes économies, des pays vulnérables ainsi que des principaux producteurs et consommateurs d’énergie.
La gouvernance de l’intelligence artificielle et, plus largement, des technologies numériques figure également parmi les dossiers suivis durant cette semaine diplomatique. La présidence de l’Assemblée générale entend notamment promouvoir une gouvernance de l’IA fondée sur les données scientifiques, inclusive et attentive aux risques liés aux inégalités, à la surveillance et aux usages abusifs des technologies.
Lula, Trump et Macron donnent le ton
Les premières interventions de cette journée ont déjà placé les débats sur le terrain des rapports de force internationaux.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a donné le coup d’envoi des allocutions de haut niveau. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a ensuite défendu la coopération internationale tout en rejetant l’idée d’«interventions» extérieures pour répondre aux défis auxquels sont confrontés les États.
Le président américain Donald Trump a, pour sa part, livré un discours centré notamment sur les menaces qu’il associe aux intérêts américains dans l’hémisphère occidental. Il a affirmé que les États-Unis étaient prêts à recourir à leur «puissance militaire» pour défendre leurs intérêts face à des menaces liées à des implantations étrangères dans cette région.
Arrivé à New York dès le 21 septembre, Emmanuel Macron s’est également entretenu avec Donald Trump dans le cadre de cette séquence diplomatique. Selon les éléments communiqués, les échanges entre les deux dirigeants ont été qualifiés de «très constructifs». La France défend parallèlement au Conseil de sécurité une résolution visant à garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
Une semaine de diplomatie intense
Après l’ouverture du débat général ce 22 septembre, le programme prévoit, le 23 septembre, une réunion de haut niveau consacrée à l’action climatique et à la transition juste. Les séances plénières se poursuivront ensuite jusqu’au 28 septembre, parallèlement à de nombreuses rencontres bilatérales et discussions diplomatiques.
Au-delà des discours officiels, cette semaine constitue ainsi un important moment de concertation entre dirigeants, dans un contexte international marqué par les conflits, les urgences climatiques et les transformations technologiques.
L’enjeu affiché par la présidence de l’Assemblée générale sera de «restaurer la confiance» et de renforcer la capacité de l’ONU à produire des réponses collectives aux crises mondiales.
Par Valentin SOMANDE






































