L’Afrique du Sud face à une nouvelle spirale de sang. Au moins 41 fusillades de masse ont fait environ 196 morts depuis janvier 2026, selon la Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC). En l’espace d’un week-end, Johannesburg et Le Cap ont à eux seuls enregistré 27 morts dans deux attaques qui relancent les inquiétudes autour de la violence liée au crime organisé.
Publié ce lundi 28 septembre 2026, le rapport de la GI-TOC définit généralement une fusillade de masse comme une attaque ayant fait au moins trois morts. L’organisation prévient toutefois que son décompte pourrait être inférieur à la réalité, certains incidents n’étant pas signalés.
Selon ses analyses, ces violences sont notamment alimentées par les rivalités entre réseaux criminels pour le contrôle de marchés illicites et de territoires. Les attaques se produisent désormais aussi dans des lieux publics, des débits de boissons et des domiciles privés.
27 morts en un week-end
À Johannesburg, 17 personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans la soirée du 26 septembre. Huit hommes armés ont fait irruption dans un débit de boissons avant d’ouvrir le feu sur les clients.
D’après la police, les assaillants disposaient de fusils d’assaut AK-47 et de pistolets. Ils auraient ensuite dérobé les téléphones de certaines victimes avant de prendre la fuite à bord de deux véhicules. Deux véhicules auraient été incendiés durant l’attaque.
Quelques heures plus tard, au Cap, des hommes armés ont ouvert le feu sur les clients d’un établissement de divertissement, peu avant 2 heures du matin le 27 septembre. Dix personnes ont été tuées et onze autres blessées.
Ces attaques sont survenues quelques jours après celle de KwaMakhutha, au sud de Durban, où douze personnes, dont une femme enceinte, avaient perdu la vie après l’irruption d’hommes armés dans une habitation.
Une violence qui persiste malgré la baisse des homicides
Les dernières statistiques trimestrielles de la police sud-africaine font état d’une baisse de 5,9 % des homicides entre avril et juin.
Les analystes cités par la GI-TOC relèvent toutefois la persistance des affrontements entre gangs et des violences liées au crime organisé, qui continuent de provoquer des tueries particulièrement meurtrières dans certaines communautés.
La situation illustre ainsi le contraste entre la baisse générale des homicides et la persistance d’épisodes de violence armée de grande ampleur dans plusieurs régions du pays.
Par Valentin SOMANDE







































