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Afrique du Sud: le chef adjoint de la police démissionne sur fond de scandale

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Shadrack Sibiya, numéro deux de la police sud-africaine, a démissionné, le lundi 12 octobre 2026, après l’ouverture d’une procédure disciplinaire à son encontre. Le Service de police sud-africain (SAPS) assimile son départ à une «révocation pour faute déshonorante», dans un contexte marqué par plusieurs affaires judiciaires et des soupçons de corruption.

Dans un communiqué publié sur le réseau social X et relayé par plusieurs médias, le SAPS a confirmé que l’avocat de Shadrack Sibiya avait transmis sa démission après le lancement de la procédure disciplinaire. Un porte-parole de l’institution a précisé que ses fonctions avaient pris fin avec effet immédiat et que son départ serait considéré comme une «révocation pour faute déshonorante».

Suspendu depuis septembre 2025 pour des soupçons d’inconduite, l’ancien haut responsable est actuellement détenu après son arrestation en septembre 2026 dans une affaire présumée de viol et de manipulation à des fins sexuelles impliquant une personne mineure. Il conteste les faits qui lui sont reprochés. L’examen de sa demande de mise en liberté sous caution a été reporté au mardi 13 octobre 2026.

Par ailleurs, plusieurs sources indiquent que son nom est apparu à plusieurs reprises lors des auditions d’une commission judiciaire chargée d’examiner la corruption au sein du SAPS et les liens présumés entre certains responsables policiers et le crime organisé. Des témoins ont notamment évoqué des versements d’importantes sommes d’argent liquide et la remise de cadeaux par des personnes soupçonnées d’activités criminelles.

Shadrack Sibiya a rejeté ces allégations, niant avoir reçu des avantages illicites ou commis des actes répréhensibles.

Son départ intervient alors que les soupçons de corruption continuent d’ébranler les forces de l’ordre sud-africaines. Les procédures en cours devront permettre d’établir les responsabilités dans cette affaire, tandis que l’ancien numéro deux de la police maintient sa position.

Par Valentin SOMANDE