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Côte d’Ivoire: un cadre du PPA-CI inculpé et placé sous contrôle judiciaire

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Sébastien Dano Djédjé, président du Conseil stratégique et politique du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), fondé par l’ex-Président ivoirien Laurent Gbagbo, a été mis en examen, le lundi 12 octobre 2026, pour une série d’environ 17 chefs d’accusation, dont «meurtre» et «atteinte à la sûreté de l’État». À l’issue de son audition, l’ancien ministre a été placé sous contrôle judiciaire, selon son avocate citée par des médias.

Sébastien Dano Djédjé est dans le viseur de la justice ivoirienne. Convoqué au siège de la brigade antiterroriste, le président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI a été entendu, le lundi 12 octobre 2026, par les autorités judiciaires, avant d’être mis en examen pour environ 17 infractions présumées.

Selon son avocate, Me Roselyne Serikpa, les charges retenues contre son client comprennent notamment le vol, la destruction de biens publics et la participation à une manifestation interdite, en plus des accusations de «meurtre» et d’«atteinte à la sûreté de l’État».

Certaines de ces accusations seraient liées aux troubles enregistrés lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Me Roselyne Serikpa a toutefois indiqué ne pas disposer de davantage de précisions sur les faits reprochés à son client.

Dans le cadre du contrôle judiciaire auquel il est désormais soumis, Sébastien Dano Djédjé fait notamment l’objet d’une restriction de déplacement. Il ne peut quitter le territoire ivoirien sans l’autorisation des autorités chargées de l’enquête. Une mesure que son avocate conteste, dénonçant une «violation flagrante des règles de procédure dans le cas d’un ancien membre du gouvernement».

Plusieurs responsables du PPA-CI concernés par des procédures judiciaires

Plusieurs autres cadres du parti de Laurent Gbagbo, ancien président ivoirien de 2000 à 2011 et figure majeure de l’opposition, font également l’objet de poursuites judiciaires.

À la mi-septembre 2026, Justin Koné Katinan, vice-président du PPA-CI, avait été inculpé pour au moins neuf chefs d’accusation, dont des faits qualifiés d’«actes terroristes», avant d’être placé en détention provisoire. Les poursuites engagées contre lui sont également liées aux violences survenues autour de la présidentielle d’octobre 2025.

Damana Pickass, autre responsable influent du parti et proche de Laurent Gbagbo, est, pour sa part, détenu depuis novembre 2025. Il est lui aussi accusé d’«actes terroristes» en lien avec les mêmes événements.

D’après plusieurs sources, plusieurs dizaines de militants de partis d’opposition, parmi lesquels des responsables de premier plan, ont été arrêtés ou placés en détention au cours de l’année écoulée. Certains ont depuis recouvré la liberté.

Alors que les procédures visant des figures du PPA-CI se poursuivent, les autorités ivoiriennes soutiennent que les arrestations ne sont pas motivées par l’appartenance politique des personnes concernées. Les suites judiciaires de ces dossiers restent donc particulièrement attendues, dans un contexte marqué par les tensions liées à la présidentielle d’octobre 2025.

Par Valentin SOMANDE