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Ablassé Ouédraogo, opposant: « Ce gouvernement est la preuve que le pays va mal »

La rencontre a fini par une photo de famille entre l’UAS et la CODER

 

La Coalition pour la Démocratie et la Réconciliation (CODER) a demandé « l’aide » de l’Union d’action syndicale (UAS) pour la mise en route du processus de réconciliation selon son modèle. Au cours de la rencontre, Ablassé Ouédraogo a fait savoir que la composition du gouvernement Paul Kaba II est la preuve que le pays va mal.

« La CODER est une jeune structure et nous ne voulons pas dérouler nos activités, sans prendre contact avec les structures syndicales. ET caressant dans le sens du poil, les représentants des 7 partis membres de la CODER, ont reconnu que « tout ce qui de positif est arrivé grâce au concours et à la clairvoyance des syndicats ». Et analysant la situation nationale, la CODER a estimé que le Burkina Faso « traverse une crise qui est loin d’être terminée ». Et pour eux, par la voix de Ablassé Ouédraogo, « la preuve que le pays va mal, c’est le gouvernement qui vient d’être servi ». Dans la présentation de l’objet de leur visite, ils ont signifié qu’il y a trop de problèmes de justice au Burkina Faso et à en croire Ablassé Ouédraogo et les siens, résoudre ces problèmes n’épuisera pas les problèmes que le pays connait. Et c’est pour toutes ces raisons qu’ils estiment qu’il faut engager le dialogue pour aboutir sur la réconciliation entre toutes les filles et fils, sans exclusive, du Burkina Faso. Et d’ajouter : « Aidez-nous à organiser la réconciliation ! ».

En réaction, le camp d’en face a donné sa façon de voir les choses. Et selon cette façon, il faut forcément pour aller à la réconciliation, passer par la vérité et la justice. Pour eux, il faut éviter qu’un groupe confonde ses problèmes personnels avec ceux du pays entier. Allant dans le même sens que leurs visiteurs, les représentants de l’UAS ont fait savoir qu’ils sont eux- aussi contre la justice sélective et mieux, ils exigent que la justice concerne tout le monde, « ceux qui sont au pouvoir et ceux qui ne sont plus ou pas au pouvoir ». Parce que la conviction de Bassolma Bazié et ses camarades est que « si nous allons à la réconciliation sans la vérité et la justice, ce sera un échec ». « Il ne faut pas galvauder les étapes », ont-ils conclu.

Mariam KANDO

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