Le Ghana veut franchir une nouvelle étape dans la diversification de ses partenariats internationaux. Le Conseil des ministres a donné son feu vert de principe à une candidature officielle du pays aux BRICS, a annoncé, le mardi 6 octobre 2026, le ministre des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa. Accra a déjà sollicité l’appui de l’Inde.
Le Ghana pourrait bientôt rejoindre les rangs des pays souhaitant intégrer les BRICS. Le Conseil des ministres a approuvé le principe d’une candidature officielle du pays à ce groupe de puissances émergentes, a indiqué le chef de la diplomatie ghanéenne.
«Le Conseil des ministres du président John Dramani Mahama a décidé que le Ghana devait déposer une candidature officielle pour rejoindre les BRICS», a déclaré Samuel Okudzeto Ablakwa, lors d’une conférence de presse tenue avec son homologue indien, Subrahmanyam Jaishankar.
Dans le cadre de cette démarche, Accra a déjà approché New Delhi afin d’obtenir son soutien. Pour les autorités ghanéennes, une éventuelle adhésion aux BRICS s’inscrit dans une volonté de multiplier les partenariats économiques et diplomatiques du pays, notamment avec les nations du Sud global.
Créé en 2009 par le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, le groupe s’est progressivement élargi. L’Afrique du Sud l’a rejoint en 2010. En 2024, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran et les Émirats arabes unis ont intégré le bloc, avant l’adhésion de l’Indonésie en 2025.
Pour Accra, intégrer cette plateforme pourrait notamment contribuer à élargir ses débouchés commerciaux, diversifier ses partenaires économiques et renforcer sa coopération avec les pays membres.
Un soutien indien, mais une décision collective
Selon plusieurs sources, l’Inde a accueilli favorablement la démarche du Ghana. New Delhi a toutefois rappelé que l’entrée d’un nouveau membre dans les BRICS reste soumise à l’examen et à l’approbation de l’ensemble des pays membres.
La candidature ghanéenne devra donc encore franchir cette étape collective avant qu’Accra puisse éventuellement faire son entrée dans le groupe.
Par Valentin SOMANDE






































