Accueil Monde Afrique du Sud: le secteur automobile frappé par des pertes d’emplois et...

Afrique du Sud: le secteur automobile frappé par des pertes d’emplois et des fermetures d’entreprises

0

La «baisse des ventes» des voitures fabriquées localement, l’«afflux» des importations et les «droits de douane de 30 %» imposés sur certains produits exportés vers les États-Unis, ont conduit à la fermeture de «12 entreprises» et à la perte de plus de «4 000 emplois» dans l’industrie automobile sud-africaine, en à peine deux ans. C’est ce qui a fait savoir le ministre du Commerce, Parks Tau, lors d’un point de presse le mercredi 13 août 2025.

L’Afrique du Sud, un marché longtemps dominé par des constructeurs tels que «Volkswagen», «Toyota» et «Mercedes-Benz», a enregistré l’an dernier la vente de «515 850 véhicules» produits localement, bien en deçà de l’objectif de «784 509» fixé par le «South Africa Automotive Masterplan 2035», a souligné le ministre en charge du Commerce sud-africain, Parks Tau, le mercredi 12 août 2025, lors d’un point de presse à Johannesburg. Cette situation a occasionné la fermeture de «12 entreprises» et la perte de «4000 emplois» dans l’industrie automobile du pays, en à peine deux ans.

A en croire le ministre du commerce, Parks Tau, environ «64 %» des véhicules vendus en Afrique du Sud sont importés. Par ailleurs, la localisation, c’est-à-dire le niveau d’assemblage, de main-d’œuvre et de composants locaux stagne à «39 %», bien loin de l’objectif de «60 %». Les droits de douane américains pèsent désormais «lourdement» sur les exportations automobiles sud-africaines, estimées à «28,7 milliards de rands» soit «1,64 milliard de dollars».

L’industrie automobile sud-africaine emploie directement «115 000» personnes, dont plus de «80 000» dans la fabrication de composants.

Selon des experts, avec l’instauration, depuis avril, de droits de douane américains sur les voitures et les pièces, des emplois sont menacés, certaines entreprises ayant perdu des contrats aux États-Unis.

Le mardi 12 aout dernier, l’Afrique du Sud a soumis une offre révisée pour un accord commercial avec Washington, dans le but de réduire le droit de douane de 30 % imposé la semaine dernière par le président américain Donald Trump.

Pour faire face aux défis du secteur, un régime d’incitation à la production locale inclut désormais les véhicules électriques et les composants associés, a précisé le ministre.

«La localisation n’est pas seulement une question de conformité réglementaire, c’est une question de survie. Une augmentation de 5 % du contenu local permettrait de générer 30 milliards de rands de nouveaux achats, éclipsant ainsi le marché d’exportation vers les États-Unis, qui s’élève à 4,4 milliards de rands», a souligné M. Tau.

Des constructeurs internationaux tels que «Stellantis» et le chinois «Chery» envisagent de localiser leur production en Afrique du Sud, «Stellantis» prévoyant déjà de lancer un chantier dans la province du Cap-Oriental.

Par Valentin SOMANDE (Stagiaire)