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Afrique: quelle nouvelle vie pour les mines fermées et celles réhabilitées?

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Une vue des officiels de la cérémonie d'ouverture de la 7e édition de la SAMAO

Le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade, Célestin Simporé, a ouvert, la septième édition de la Semaine des Activités Minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO), à Ouagadougou, ce jeudi 25 septembre 2025. Durant trois jours, plus de 2 000 participants venus de toutes les contrées, notamment des acteurs miniers, échangeront autour du thème: «Les défis de la réhabilitation et de la fermeture des mines en Afrique : quelle nouvelle vie pour les communautés locales ? ».

La septième édition de la Semaine d’Activités Minières de l’Afrique de l’Ouest (SAMAO), a ouvert ses portes officiellement, ce jeudi 25 septembre 2025, dans la capitale burkinabè. La cérémonie a été présidée par le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade, Célestin Simporé, qui représentait le Premier ministre, Jean Emmanuel Ouédraogo, haut patron de l’activité. Selon le général Simporé, la tenue de cette septième édition de la SAMAO est «la preuve manifeste de la résilience du peuple burkinabè qui, face à la situation sécuritaire, n’a jamais courbé l’échine».

Ouverture officielle à Ouagadougou de la 7e édition de la SAMAO

Le ministre d’Etat a souligné la contribution du secteur extractif au développement socio-économique du Burkina Faso qui n’est plus à démontrer. «Depuis plus d’une décennie d’exploitation, le Burkina Faso a connu plusieurs sites miniers en production qui ont contribué à l’essor socio-économique du pays. D’une mine industrielle au départ en 2007, le pays compte de nos jours 13 mines industrielles, 10 mines semi-mécanisées et plus de 800 sites d’exploitation minières artisanales (annuaire statistique 2024)», a affirmé le président de la cérémonie.

Aussi, d’une production de 5,6 tonnes d’or en 2008, la production totale d’or s’est établie en 2024 à «60,646 tonnes soit respectivement 53,376 tonnes de production industrielle et 7,270 tonnes de production artisanale et semi-mécanisée (annuaire statistique 2024). Dans le domaine des carrières, 35 sociétés étaient en production avec 1 065 615 m3 de substances déclarées en 2024», a-t-il poursuivi, ajoutant qu’ainsi, les recettes directes au budget de l’Etat ont connu «depuis 2008 une progression s’établissant à 548,221 milliards de FCFA en 2024».

Le ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de brigade, Célestin Simporé

Par ailleurs au-delà de la contribution directe au budget de l’Etat, «l’industrie minière a été d’un apport considérable dans le développement des collectivités territoriales avec l’instauration en 2015 du Fonds Minier de Développement Local qui a permis de mobiliser au profit des communes et des régions du pays plus de 200 milliards de FCFA de 2019 à 2024», a-t-il soutenu.

Cependant «l’exploitation de ces mines et de ces carrières demeure une source d’impacts néfastes pour l’environnement et les communautés riveraines si des mesures préventives ne sont pas prises», a-t-il signifié. «Ces impacts négatifs de l’exploitation sont le plus souvent accentués à la fermeture des sites miniers qui constitue la dernière phase du cycle de vie d’un site minier», a-t-il poursuivi.

Des membres du gouvernement et des présidents d’institutions

En effet, la fermeture d’un site minier entraine généralement des «répercussions négatives sur le milieu humain et socio-économique, sur les employés de la mine et les collectivités territoriales et les communautés locales », a-t-il poursuivi.

Il a indiqué que si la mise en place du Fonds de Réhabilitation et de Fermeture des Mines dans plusieurs pays d’Afrique peut être appréciée à sa juste valeur pour prendre en charge la réhabilitation des sites miniers après exploitation, il reste néanmoins que plusieurs défis devront être relevés pour une réussite de l’après mine pour les Etats et les communautés locales, estimant que c’est en cela que le thème de cette édition 2025 tire toute sa pertinence.

Coupure du ruban pour la visite des expositions de la 7e édition de la SAMAO

Le secrétaire général du ministère en charge des Mines, Doulaye Sanou, Président du Comité d’Organisation (PCO), a rappelé que la SAMAO a été initiée depuis 2016. Elle constitue un cadre de réseautage et de réflexion sur les problématiques du secteur minier et réunit des représentants de structures étatiques, d’organisations internationales et interafricaines, de sociétés minières et de carrières, de sous-traitants, d’organisations socio-professionnelles, d’organisations non gouvernementales et de professionnels intervenant dans le secteur minier.

La SAMAO s’est progressivement positionnée comme un «évènement d’envergure internationale de promotion du secteur minier ouest africain et suscite de l’engouement des acteurs du monde minier à chaque édition. Oui, en tant que tribune d’attraction du monde minier, la SAMAO 2025 ne déroge pas à la règle», a lancé fièrement du haut du pupitre, le PCO de la septième édition, Doulaye Sanou qui a noté la présence des délégations des pays frères et amis dont le Niger, le Mali, la Russie, la Mauritanie, le Sénégal, la République Démocratique du Congo (RDC), le Cameroun, l’Egypte et le Panama qui n’ont pas marchandé leur déplacement de Ouagadougou.

Des invités de marque à la 7e édition de la SAMAO

Selon l’agenda définit par le comité d’organisation, s’articule autour des panels, des sessions techniques et des excursions sur des sites touristique et minier. Il s’agira, entre autres, de traiter de la problématique de la réhabilitation des mines dans toute sa dimension en passant de restauration de l’environnement au démantèlement des installations, mais également d’échanger sur le devenir des communautés locales après la fermeture de la mine.

A cet effet, outre le thème central, cette édition sera une opportunité d’échanges autour des thèmes et sous-thèmes suivants: «projet minier et compensation foncière : enjeux, défis et perspectives ; « Initiative AES » : expérience des pays de l’AES dans la réhabilitation des mines ; réhabilitation et fermeture des mines : rôle des acteurs ; techniques de réhabilitation et de fermeture des mines ; quel est le devenir des terres réhabilitées ; maitrise des coûts de réhabilitation et de fermeture et la surveillance environnementale post-réhabilitation et fermeture».

Les différents échanges permettront également de définir des stratégies pour la transition sociale et sociétale des communautés locales, de relever les défis de la gestion des terres réhabilitées, et de définir les approches technologiques pour une réhabilitation réussie.

Après la coupure du ruban de la salle d’exposition, les autorités de la cérémonie ont sillonné les différents stand pour s’imprégner des expositions des différents partenaires.

Par Bernard BOUGOUM