Accueil A la une Algérie: le service minimum après la mort du président Bouteflika

Algérie: le service minimum après la mort du président Bouteflika

L’ancien président algérien, Abdelaziz Bouteflika, est décédé le vendredi 18 septembre 2021,à l’âge de 84 ans,  a annoncé la télévision nationale de son pays, qui cite un communiqué de la présidence de la République. Il avait dirigé le pays pendant vingt ans, de 1999 à 2019. Si les drapeaux seront mis en berne dans le pays et que l’illustre disparu a été inhumé, ce dimanche, en présence du président algérien Abdelmadjid Tebboune au cimetière d’El-Alia, dans le carré des martyrs, où ont été enterrés ses prédécesseurs, la cérémonie n’a pas connu le même faste et cette mort ne sera pas honorée par un deuil national.

Elu pour la première fois en 1999, puis constamment réélu au premier tour avec plus de 80 % des voix en 2004, 2009 et 2014, le cinquième mandat de « Boutef » semblait acquis aux yeux du régime. Mais six semaines de mobilisation massive du Hirak poussent le patron de l’Armée, le général Ahmed Gaïd Salah, un de ses fidèles, à obtenir sa démission.

Né le 2 mars 1937 à Oujda (Maroc), dans une famille originaire de la région de Tlemcen (nord-ouest), Bouteflika rejoint dès 19 ans l’Armée de libération nationale (ALN) qui combat la puissance coloniale française. A l’indépendance, en 1962, il est, à 25 ans, ministre des sports et du tourisme, avant d’hériter un an plus tard du portefeuille convoité de la diplomatie, qu’il conserve jusqu’en 1979, une époque où l’Algérie s’affiche en leader du tiers-monde.

En 1965, il soutient le coup d’Etat de Houari Boumediene, alors ministre de la défense, qui s’empare du pouvoir en déposant le président Ahmed Ben Bella. S’affirmant comme le dauphin de Boumediene – « le père qu’il n’a pas eu », dira ce dernier –, qui meurt en 1978, il est pourtant écarté de la succession par l’armée puis de la scène politique, sur fond d’accusations de malversations. Il s’exile à Dubaï et à Genève.

C’est pourtant l’armée qui l’impose en 1999 comme candidat à la présidentielle : il l’emporte après le retrait de ses adversaires, qui dénoncent des fraudes.

Par Wakat Séra

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