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Ambassade de France au Burkina: au revoir Nicolas!

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Nicolas Groper, va vers de nouveaux défis à l'OIF (DR)

Il sera bientôt l’ex premier conseiller de l’ambassade de France au Burkina Faso. Lui c’est Nicolas Groper, le «nassara» qui, durant deux années et plusieurs mois a promené sa discrète silhouette sur les relations franco-burkinabè. De nature jovial, le magistrat de la Cour des comptes française qui a fait les beaux jours de la diplomatie de son pays au Niger, au Tchad et au Burkina reprend ses valises pour Paris. Sur les bords de la Seine, «le vainqueur des péchés du peuple», c’est la signification de son célèbre prénom, mettra son amour et sa rigueur au travail et surtout son sens particulier d’écoute, au service de la prestigieuse Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Le tout premier directeur de cabinet de la nouvelle secrétaire générale de la Francophonie, conscient que la tâche ne sera pas des plus faciles, à l’heure où l’institution se donne une envergure politique plus relevée sur l’échiquier mondial saura certainement compter sur la force de caractère reconnue de Louise Mushikiwabo.

Doté d’une solide expérience de magistrat de la Cour des comptes, doublé de diplomate ayant fait ses armes dans des pays sahéliens où le climat est loin d’être des plus tolérants, Nicolas Groper trouve à ce poste, l’opportunité de déployer davantage ses qualités d’homme de mission, et surtout d’homme tout court. Les challenges, ça connaît bien celui qui a été un maillon essentiel dans la machine mise en place par son ambassadeur, Xavier Lapeyre de Cabanes lors du séjour burkinabè du président français en fin novembre 2017. Pourtant, ce séjour de Emmanuel Macron, au cours duquel il a prononcé, le 28 novembre 2017, face à un important public d’étudiants, son discours historique à l’endroit de la jeunesse africaine, était classé à haut-risque, compte-tenu du contexte sociopolitique. En effet, le Burkina post-insurrectionnel, assoiffé de justice, attendait de pied ferme le président français sur des dossiers judiciaires sensibles dont le plus emblématique était le dossier Thomas Sankara, du nom du père de la révolution burkinabè d’Août 1983, et qui a été assassiné lors du coup d’Etat d’octobre 1987. «Finalement, tout s’est bien passé» comme l’a reconnu, au soir du 28 novembre de l’année dernière, l’ami de Nicolas Groper et membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique, Jules-Armand Aniambossou qui était également l’un des artisans de la réussite de la première tournée africaine de Emmanuel Macron.

Comme Saint Nicolas, «le protecteur des enfants, des Lorrains, de la Russie, des avocats (barreau de Paris), des marins et naufragés ainsi que des hommes célibataires de plus de 30 ans», Nicolas Groper, saura porter sous sa carrure protectrice, les ambitions nobles de l’OIF et de sa secrétaire générale de faire de la cinquantaine de pays membres de l’organisation, un ensemble harmonieux où se conjuguent démocratie, paix et développement, dans un vivre-ensemble toujours renouvelé.

Par Wakat Séra   

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