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Attaques armées au Burkina: Plus de 70 tués entre 2015 et 2016 (ministre Sécurité)

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Le ministre burkinabè de la Sécurité, Simon Compaoré

Plus de 70 personnes ont été tuées entre 2015 et 2016, au Burkina, à la suite de plus d’une vingtaine d’attaques armées qualifiées de « terroristes », a affirmé vendredi à Ouagadougou, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, face à la presse.

« Phénomène récent, le Burkina a connu de 2015 à 2016, plus d’une vingtaine d’attaques ou agressions de nature terroriste menées contre les Forces de Défense et de Sécurité ou contre des civils et qui se sont soldées par plus de 70 pertes en vie humaines », a indiqué le ministre Compaoré.

« A ce jour, plus de 70 suspects impliqués dans des actes terroristes ont été interpellés », a affirmé Simon Compaoré qui indique que plusieurs opérations se mènent sur le terrain.

Selon lui, « les groupes terroristes qui sont à nos portes et harcèlent fréquemment les positions des FDS et commettent des actes terroristes », notamment, « les enlèvements, assassinats, violences », sont entre autres « Al Qaida au Maghreb Islamique, Almourabitoun, Ansar Eddine, Le Front de Libération du Macina (FLM), l’Etat Islamique au Grand Sahara (EIGS) et Ansaroul Islam de Malam Boureima Dicko ».

Pour le premier responsable du département de la Sécurité au Burkina, « en plus de ces groupes armés terroristes, (…) des groupes bandits ou certains groupes signataires des accords de paix avec le gouvernement malien écument la zone et constituent des préoccupations sécuritaires ».

Les attaques enregistrées au Burkina se justifient par « le contexte sécuritaire régional avec les conflits armés et les crises sociopolitiques en Libye et au Mali depuis 2012, qui ont fragilisé ces Etats et créé les conditions favorables à l’expansion de groupes terroristes dans le Sahel, le retour des Burkinabè des terres de djihad et la radicalisation et l’endoctrinement de certaines franges de la population exposées à la pauvreté, la précarité, l’ignorance et l’analphabétisme », a laissé entendre M. Compaoré.

Egalement, « l’illusion de revendications d’espaces identitaires tels le Macina et Djelgodji ou d’autodétermination de certains groupes ethnico-religieux, le lourd héritage de l’ancien régime qui avait pactisé avec certains groupes à travers des compromissions ou des compromis pour être à l’abri (trafics illégaux, traitement des rançons des prises d’otages, base arrière pour des groupes armés…) et l’absence de l’Etat au Mali le long de la bande frontalière avec le Burkina », expliquent les multiples attaques, selon le ministre Simon Compaoré.

Le but des groupes armés est de « créer une zone de non droit favorable aux trafics illicites, avoir plus de visibilité auprès de l’Etat islamique (EI) ou AQMI pour bénéficier du soutien logistique et des moyens financiers de ces derniers, acquérir de l’armement et moyens roulants et instaurer la Charia dans les limites de leur Katibat ou futurs Kalifa », a-t-il confié.

Pour faire face aux attaques armées, plusieurs opérations ont été menées sur le territoire burkinabè par les Forces de Défense et de Sécurité et cela se poursuit, selon M. Compaoré pour qui « le point de départ de cette barbarie sauvage est le 4 avril 2015 avec l’attaque contre une patrouille de gendarmerie et l’enlèvement d’un roumain à Tambao.

Daouda ZONGO

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