Accueil Politique Attaques armées: le Burkina « est en guerre », selon le CDP

Attaques armées: le Burkina « est en guerre », selon le CDP

Le procès des éléments de l'ex- RSP se poursuit (Photo d'illustration)

Le Burkina « est en guerre contre le terrorisme fanatique » qui ont plusieurs fois attaqué le pays, notamment dans sa partie nord faisant frontière avec le Mali, selon le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), parti de l’ex-président Blaise Compaoré (1987-2014), dans une note mardi.

« C’est sans doute une guerre inhabituelle, parce que notre ennemi n’est pas une armée conventionnelle, agissant au nom d’un Etat belligérant clairement identifié et localisable », lit-on dans le document de l’ex-parti au pouvoir.

Pour le CDP il s’agit « bien d’une guerre féroce, qui par des escarmouches répétées, meurtrières et sauvages, vise à déstabiliser (le Burkina) et à détruire les fondements de (la) société, en faisant peser la même menace sur l’ensemble de la sous-région Ouest-africaine ».

« Après un désastre comme celui qui vient de se produire à Nassoumbou (dans le Nord burkinabè faisant 12 militaires tués), on se serait attendu à un réaménagement en profondeur de la hiérarchie militaire au plus haut niveau, de même que dans la dévolution des portefeuilles ministériels de la Défense et de la Sécurité », poursuit la note qui salue « le limogeage du chef d’état-major général des armées (Pingrenoma Zagré) » qualifiant cela de « saine décision ».

« La gravité de cette situation appelle des mesures d’une plus large ampleur », selon le parti de Compaoré qui affirme que la décision de limogeage du général Zagré « ne suffit pas ».

Le Congrès pour la Démocratie et le Progrès « exhorte le gouvernement à prendre courageusement les mesures énergiques qu’exige la situation, du point de vue de la gestion du dispositif de défense et de sécurité » et invite le gouvernement à réexaminer avec discernement la question de la réintégration des membres de l’ex RSP dans le service opérationnel de l’armée, en procédant aux évaluations et aux réaffectations qu’il jugera opportunes.

 

Mohamed ZOUNGRANA

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