De Chelsea à Lyon, d’Ajax à Sunderland, Bertrand Traoré a tout connu. À 30 ans, il est de retour, depuis en Premier League anglaise et porte toujours le brassard des Etalons du Burkina Faso.
Certains joueurs ont des carrières linéaires. Bertrand Traoré en a eu une en zigzag — Chelsea, Vitesse, Ajax, Lyon, Aston Villa, Başakşehir, Villarreal, Ajax encore, et maintenant Sunderland. À chaque étape, le même joueur: rapide, technique, gaucher naturel malgré un poste d’ailier droit. Et derrière tout ça, un fil constant: le brassard de capitaine des Etalons du Burkina Faso, qu’il porte depuis plusieurs années.
Le début Chelsea sans jouer, Vitesse pour exister

Né le 6 septembre 1995 à Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso, Bertrand Traoré rejoint les rangs d’Auxerre en France à neuf ans, avant d’être recruté par Chelsea en 2010 — en rejetant au passage une offre de Manchester United. L’académie de Chelsea est exigeante, les places en première équipe rares. C’est via un prêt à Vitesse Arnhem en Eredivisie qu’il débute vraiment sa carrière professionnelle en 2014.
Une saison et demie à Vitesse, des buts, de la régularité — puis Ajax en prêt en 2016, où il marque 13 buts en 39 matchs toutes compétitions confondues. Lyon l’achète pour 10 millions d’euros à l’été 2017. Première grande équipe, première vraie exposition médiatique. À Lyon, il marque 13 buts en 31 matchs lors de sa meilleure saison, 2017-18.
La Premier League, enfin en titre
Le grand saut en Premier League arrive à l’été 2020: Aston Villa signe Traoré pour environ 18 millions d’euros. Deux saisons en Angleterre, des buts importants, une exposition dans l’un des championnats les plus suivis du monde. En 2025, le retour en Premier League se fait par une autre porte: Sunderland, promu récemment dans l’élite, le recrute le 1er septembre pour 2,5 millions de livres sterling. Un but et plusieurs contributions décisives en 15 matchs de Premier League 2025-26. Sous les ordres du coach Régis Le Bris, il était titulaire indiscutable avant de se blesser au genou pendant la CAN 2025 en janvier 2026 — six à huit semaines d’absence, une saison un peu fracturée, mais une place dans le groupe qui ne se discute pas.
Burkina Faso: le capitaine, toujours
En sélection nationale, Bertrand Isidore Traoré est le visage de la continuité. À 15 ans, il était déjà international. Il a participé à la CAN 2017 au Gabon — où le Burkina Faso a terminé troisième, battant le Ghana en match pour la troisième place — et à cinq autres éditions du tournoi. Cette longévité en sélection n’est pas un hasard: Traoré a toujours priorisé le maillot des Étalons, même quand ses clubs étaient en pleine saison.
La résilience de son parcours est un message pour tous les supporters burkinabè qui suivent les Étalons depuis Ouagadougou, Bobo-Dioulasso ou la diaspora européenne: le chemin n’est pas toujours droit, mais il peut mener très loin. Pour suivre les matchs de Sunderland en Premier League et les rencontres des Étalons en qualification pour le Mondial 2026, betwinner télécharger est disponible directement sur Android, sans intermédiaire.




























![[Tribune] La rivalité Diomaye–Sonko entre dans l’ère inquiétante des légitimités concurrentes](https://www.wakatsera.com/wp-content/uploads/2025/11/faye-et-sonko-180x135.jpg)










