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Burkina: des agents de finances en «opération de sabotage et d’asphyxie de l’économie» (Simon Compaoré)

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Simon Compaoré, président du MPP par intérim

Le président par intérim du parti au pouvoir au Burkina, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Simon Compaoré a dénoncé ce jeudi 11 avril 2019 à Ouagadougou, face à la presse, une «opération de sabotage et d’asphyxie de l’économie nationale», orchestrée par des agents du ministère de l’Economie et des Finances.

Depuis un certain temps, le travail au sein des services du ministère de l’Economie et des Finances, a connu un ralentissement, mettant les usages, qui s’y présentent pour accomplir leur devoir civique, dans une position inconfortable. Une situation qui ne laisse pas indifférents les dignitaires du pouvoir MPP. Pour son premier responsable, Simon Compaoré, «ce qui se déroule (…) n’est ni plus ni moins qu’une opération de sabotage, de tentative d’asphyxie de l’économie nationale».

Selon M. Compaoré, les responsables de cette «opération» seraient «un groupe de travailleurs plus portés sur leurs intérêts personnels que sur le sort des Burkinabè», se demandant «comment sous des prétextes aussi fallacieux que farfelus, qui ne résistent pas à l’analyse, peut-on empêcher des citoyens, des patriotes d’accomplir leur devoir civique ?».

«La grève insidieuse à laquelle se livrent des travailleurs de ce ministère appelle une fermeté des pouvoirs publics et une explication de texte sur les tenants et les aboutissants du dossier du fonds commun qui, apparemment, n’a pas révélé tous ses secrets, a dit le président par intérim qui qualifie la situation de «pathétique» et «inacceptable».

M. Compaoré a également évoqué «les menaces que font peser les syndicats de l’enseignement sur les activités scolaires en décrétant un arrêt de travail de 24 heures, la grève annoncée du Syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale de même que le mouvement d’humeur des chauffeurs routiers». Pour lui, même si la grève est un droit constitutionnel reconnu aux syndicats, «son utilisation récurrente et abusive, dessert la cause de ceux qui en font une exploitation quasi maladive».

«Autant l’Etat sait lâcher du lest, autant les syndicats, à leur tour, devraient faire preuve de responsabilité et de souplesse quand il le faut pour la sauvegarde de l’intérêt national, en évitant de brandir l’épouvantail des arrêts abusifs de travail», a conclu M. Compaoré.

Par Daouda ZONGO

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