Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a reçu, le lundi 29 septembre 2025, une forte délégation de motards venus de dix pays africains, à l’issue de la 3ᵉ édition des 72 heures des Motards du Burkina Faso (26–28 septembre). Les participants ont exprimé leur solidarité avec le peuple burkinabè et insisté sur l’unité et la libre circulation entre Africains.
Du 26 au 28 septembre 2025, s’est tenue à Ouagadougou, la 3e édition des Motards du Burkina Faso. C’est au total, plus de 500 motards venus du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Niger, du Nigeria, de la Guinée, du Mali, du Sénégal, du Togo et du Tchad que cette édition a rassemblé. Durant trois jours, ils ont sillonné les routes pour converger vers Ouagadougou, affirmant ainsi que le Burkina Faso reste une destination sûre malgré les défis sécuritaires. Leur message était clair : montrer que la passion de la moto peut devenir un symbole de solidarité, de résilience et de rapprochement entre les peuples africains.

Le 29 septembre 2025, en recevant cette délégation, le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré, a salué cette mobilisation et rappelé les objectifs de la rencontre : renforcer « l’unité entre les Africains » et encourager une intégration régionale plus forte.
« À travers votre passion, vous avez réussi à relier l’Afrique de l’Ouest et bien au-delà. Vous avez contribué à rapprocher les Africains, à nous unir. Nous sommes partants pour vous accompagner autant que nous pouvons », a déclaré le capitaine Ibrahim Traoré. Il a aussi insisté sur sa vision d’une Afrique sans barrières : « Nous voulons que les Africains puissent circuler librement, sans être inquiétés, sur les terres de leurs ancêtres ».

Les motards, de leur côté, ont exprimé leur reconnaissance. Abdel Aziz Konaté, président du Club des Motards du Faso et du comité d’organisation, a affirmé que leur objectif était atteint : « Nous avons voulu contribuer à votre combat en montrant au reste du monde que le Burkina Faso n’est pas une destination rouge. Les participants sont venus au Burkina par la route, et c’est ce message que nous voulions envoyer ».
Le doyen des délégations étrangères, l’Ivoirien Marc Antoine Tahou, a abondé dans le même sens, se réjouissant de son séjour et exprimant déjà son envie de revenir au Burkina Faso par la route.

À travers le bruit de leurs moteurs et leur passion commune, ces motards venus des quatre coins de l’Afrique ont ainsi donné un signal fort : l’intégration africaine et la solidarité entre peuples restent possibles, même dans un contexte difficile.
Par Nourah THIOMBIANO (stagiaire)




























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