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Burkina: enfin, le RPI dévoilé

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Le président du RPI, El Hadj Inoussa Bilgo (en veste)

Le Rassemblement patriotique pour l’intégrité (RPI), le dernier-né des partis politiques burkinabè a été dévoilé ce vendredi 20 décembre 2019, à Ouagadougou. Ce nouveau parti est constitué par d’anciens militants venus de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile pour apporter une nouvelle donne dans le landerneau politique burkinabè, selon ses premiers responsables.

Défendre l’intégrité et les autres valeurs qu’incarne le peuple burkinabè, c’est la bataille que compte mener sans faille le RPI, qui contrairement à la plupart des autres partis ayant des idéologies et des positions politiques bien tranchées, ne s’est pas soumis à cette règle jugée malsaine, selon ses fondateurs. «Le parti n’a pas de position. Il n’est ni de la majorité ni de l’opposition. Les militants de notre parti viennent de la mouvance, de l’opposition et de la société civile», a réagi le président du RPI, El Hadj, Inoussa Bilgo qui a insisté que ce parti est né dans le seul but de contribuer à animer la vie politique burkinabè.

«On s’en moque des idéologies calquées et figées» qui ne servent que la sémantique, a soutenu M. Bilgo, affirmant que lui et les autres militants veulent animer la vie politique burkinabè en apportant leurs critiques. A ces propos, il a été ovationné par quelques dizaines de militants habillés aux couleurs du parti (le blanc et le vert).

Les responsables du RPI

Le RPI est né, selon ses dirigeants, pour travailler à ce que les aspirations défendues lors de l’insurrection populaire de fin octobre 2014 soient une réalité. «Nous voulons réellement, un vrai changement. Qu’on mette l’homme qu’il faut à la place qu’il faut», ont laissé entendre les responsables de ce parti politique qui serait né, selon certains, des entrailles du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti au pouvoir.

Au sein du RPI, il y a d’anciens militants du MPP dont un Conseiller municipal démissionnaire, a révélé son président Inoussa Bilgo qui a cependant nié une quelconque proximité avec des cadres du MPP, à savoir le président de l’Assemblée nationale, Alassane Bala Sakandé ou le Larlé Naaba Tigré, proche du chef de l’Etat Roch Marc Christian Kaboré.

«M. Alassane Bala Sakandé, je ne le connais pas physiquement. Je le vois comme vous à la télé», a rétorqué Inoussa Bilgo. Pour cet enseignant de formation, «c’est le manque d’expression et la considération, la monopolisation de la parole dans le MPP» et d’autres partis déjà existants qui ont poussé lui et ses camarades à créer ce parti qui a pour slogan, «RPI, l’intégrité burkinabè retrouvée!» et pour devise, «Intégrité-Justice-Prospérité!»

Par Bernard BOUGOUM

4 Commentaires

  1. Tout le monde aspire au changement ,pourquoi n’est s’associé pour un développement franc et concret qui ne serait plus discursif mais pratique ,,la vraie démocratie ne depasse pas trois partis,,,je suis désolé de voir des nouveaux partis naître,,,la devise de l’impérialisme est:diviser pour mieux dominer,,,,,sauf l’unité des partis pourrait pourvoir un vrai changement

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