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Burkina: et de 4 pour «A12», une fondation à l’horizon pour le bonheur des étudiants!

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Le président du comité d’organisation, Jérôme Bado

Pour la quatrième fois consécutive, les anciens étudiants de l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou organisent des activités dans une ambiance de retrouvailles. Ce week-end des 23 et 24 août 2025 a été choisi pour cette rencontre annuelle qui tient une place importante dans la vie de «A12», la plate-forme des  anciens de ce creuset du savoir qui s’appelait l’«UO». Si les souvenirs mémorables constitueront le plat principal au menu, la réflexion sur la création d’ «une fondation qui servira d’interface entre les universités du Burkina et l’étudiant en général» sera lancée. Le scoop a été donné par le président du comité d’organisation, Jérôme Bado, lors d’un entretien avec la rédaction de Wakat Séra,  dans la soirée de ce mercredi 20 août.

Wakat Séra: Comment est née «A12»?

Jérôme Bado: Le concept de «A12» est parti des 12 bâtiments que comportait, à l’époque, la cité universitaire de Zogona. Et chacun d’entre nous, était appelé, affectueusement, par le numéro du bâtiment dans lequel se trouvait sa chambre. Nous avons gardé, intacts, ces liens d’amitié, même après l’université. Ainsi est née «A12».

Quelle sera la particularité de cette 4e édition sachant que ces retrouvailles ont toujours été considérés comme des instants exceptionnels par les membres de  «A12»?

Cette quatrième édition se distingue des précédents par trois innovations majeures, notamment la mise en place d’une fondation, la création d’un volet social et l’érection du village des retrouvailles.

La fondation, dès qu’elle est fonctionnelle, servira d’interface entre les universités du Burkina et l’étudiant en général. Une interface parce que,  les étudiants qu’ils soient de la ville, des provinces et même ceux venus d’autres pays, ont souvent du mal à s’intégrer. La fondation sera donc chargée de traiter, entre autres, ce souci d’intégration des étudiants, de promouvoir l’excellence par des bourses d’études et d’être une force de propositions de solutions de développement durables de nos universités. La fondation au-delà de la prise en charge de ces problématiques va développer des actions en vue d’aider les étudiants après leur cursus académique à s’insérer dans la vie active. 

Le volet social sera une sorte de mutuelle pour les membres. Elle sera à l’image de la mutuelle de certaines entreprises. Il s’agira d’un instrument de solidarité agissante entre les membres.

Jérôme Bado, président du comité d’organisation des retrouvailles des anciens étudiants de A12 de l’université de Ouagadougou

De plus, cette année, un village des retrouvailles sera érigé et favorisera le contact direct entre les membres de «A12». Chacun sera appelé à partager ce qu’il a comme connaissances, valeurs, expériences et, ce sera un moment où les jeunes étudiants bénéficieront de l’expérience des anciens, en ce qui concerne les valeurs de probité et d’engagement citoyen. Des stands d’exposition sont prévus pour la promotion des entreprises des membres de A12 et de partenaires. Deux banques nationales, la Banque Postale du Burkina Faso et la Banque Agricole du Faso, sont invitées aux côtés des exposants durant les quarante huit heures. Un espace gastronomique est prévu cette année pour les participants et leurs familles. Le village est ouvert au public.

Il est plus que jamais nécessaire de trouver des dynamiques endogènes pour la résolution des problèmes universitaires. Ces retrouvailles permettront donc de promouvoir le développement durable, le respect des autorités universitaires et de la chose publique

Enfin, trois communications sont au programme. L’une portera sur la responsabilité parentale à l’ère du numérique et sera animée par l’ex président du Conseil supérieur de la communication (CSC), Abdoulazize Bamogo. Une autre se penchera sur l’investissement des bourses pour les ménages et sera animée par un expert du domaine. La troisième se focalisera sur le développement de l’agriculture et sera animée par le directeur général de la Banque agricole du Faso, Mahamadi Sougrinoma Zorome.

De même il est prévu une remise de dons de vivres et non vivres au profit des personnes vulnérables dont les PDI.

A12 c’est également la gratitude. L’évènement verra également des personnes être distinguées en raison de leurs actions auprès des membres ou des activités du groupe.

A trois jours de cet événement qui, plus qu’une fête sert de moment de réflexion, quel message avez-vous à l’endroit des membres de «A12»?

Le message reste le même. C’est celui de la grande mobilisation pour faire de cette quatrième édition, une réussite totale. Que vous soyez de l’université de Ouagadougou, ou bien dans le privé, nous vous appelons tous à répondre présent à ce rendez-vous car, c’est dans la diversité que nous pouvons relever les plus grands défis.

Que dites-vous à vos jeunes frères étudiants?

Cette rencontre entre anciens représente une tribune pour toutes les générations d’étudiants. Nous invitons donc nos jeunes frères et tous les sympathisants de «A12» à prendre part, surtout aux conférences dont les thèmes ont été choisis en fonction des réalités de notre cher pays le Burkina Faso. Les instruments que nous mettons en place leurs sont destinés. C’est un héritage que nous leur laissons afin de hisser le label de qualité de nos universités très haut. 

Entretient réalisé par Valentin SOMANDE et Nourrah THIOMBIANO (Stagiaires)