Le gouvernement burkinabè veut accélérer l’opérationnalisation des mécanismes traditionnels de règlement des différends. Ce mercredi 20 mai 2026 à Ouagadougou, le ministre en charge de la Justice, Me Rodrigue Bayala, a procédé à l’ouverture d’une rencontre d’échanges et de formation qui se tiendra jusqu’au 22 mai 2026, au profit des acteurs coutumiers et traditionnels. Durant les trois jours, ils seront outillés sur la loi «Faso Bu-Kaoré», adoptée en janvier dernier pour encadrer les tribunaux coutumiers au Burkina Faso.
Le ministre burkinabè de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, a ouvert, ce mercredi 20 mai 2026 à Ouagadougou, une rencontre d’échanges et de formation destinée aux acteurs coutumiers et traditionnels autour de la loi «Faso Bu-Kaoré». La cérémonie s’est tenue en présence du ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, Émile Zerbo.

Cette session de 72 heures vise à renforcer la compréhension de cette nouvelle loi adoptée le 14 janvier 2026 par l’Assemblée législative du peuple (ALP), sur proposition du gouvernement du peuple. Le texte consacre la reconnaissance des mécanismes endogènes de règlement des différends et prévoit l’instauration de tribunaux coutumiers au sein des communautés traditionnelles du Burkina Faso.
À travers cette initiative, les autorités entendent favoriser une application harmonisée du dispositif juridique sur l’ensemble du territoire national. Pour le ministre de la Justice, cette rencontre constitue une étape importante dans l’opérationnalisation officielle des instances traditionnelles de règlement des conflits dans le Mogho.

«Cette rencontre est une opportunité pour harmoniser la compréhension de la loi portant Faso Bu-Kaoré et permettre une mise en œuvre efficace des mécanismes traditionnels de règlement des différends», a indiqué Me Edasso Rodrigue Bayala.
Durant les travaux, les participants seront formés sur les règles encadrant la composition, l’organisation, le fonctionnement et les compétences des juridictions coutumières. Les échanges porteront également sur la gestion des affaires pénales dans le cadre du règlement traditionnel des différends ainsi que sur les outils administratifs nécessaires, notamment les registres et procès-verbaux devant consigner les décisions rendues.

Le gouvernement espère ainsi renforcer la complémentarité entre justice moderne et justice traditionnelle, dans une dynamique de cohésion sociale et de préservation des valeurs endogènes burkinabè.
À l’issue des trois jours de travaux, les autorités attendent des recommandations concrètes pour assurer une mise en place efficace et crédible des instances traditionnelles de règlement des différends. Une démarche qui traduit la volonté du Burkina Faso de promouvoir une justice de proximité davantage ancrée dans les réalités socioculturelles du pays.
Par Valentin SOMANDE




























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