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Burkina: la cinquième édition de la semaine de l’architecte ouverte

Une maquette d'une maison (Ph. Bernard Bougoum)

Le ministre burkinabè de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville, Me Stanislas Bénéwendé Sankara, a ouvert ce jeudi 4 février 2021, la cinquième semaine de l’Architecte du Burkina Faso qui se tient sous le thème : « Architecture et sécurité urbaine, mieux construire pour des villes plus sûres ».

Me Bénéwendé Sankara a indiqué qu’en tant que ministre de l’Habitat, il est « un homme heureux et comblé » parce que ses activités commencent par l’ouverture de la cinquième édition de la Semaine de l’architecte qui entre en droite ligne avec sa mission.

Le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville est convaincu que des échanges qui se tiendront au cours de la Semaine de l’architecte, permettront de faire des propositions et des recommandations qui vont permettre à son département d’élaborer une feuille de route. Toute chose qui contribuera la mise en œuvre d’une politique qui permettra aux populations d’avoir un « accès à des logements décents et aussi à des bâtiments plus sûrs, résilients, confortables et sécurisants », a-t-il poursuivi.

Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Ville, Me Bénéwendé Stanislas Sankara prononçant son discours d’ouverture

Le président du Conseil de l’Ordre des Architectes du Burkina, Fabien Ouédraogo, lui s’est réjoui de l’organisation de cette cinquième édition qui se tient dans un contexte particulier, difficile, marqué par une double crise sanitaire et sécuritaire. Cette semaine vise à mettre en place le questionnement sur la problématique du moment à savoir notamment les défis sécuritaires et ceux liés aux déplacés internes.

Pour le président du Conseil de l’Ordre des Architectes burkinabè, « il faut apprendre à repenser nos modes de conception, d’appréhension du projet bâti, (tout comme) le mode de gestion urbaine que nous devons avoir pour nos projets de construction ». Le fait que la majorité des citoyens ne fait pas beaucoup recours aux architectes au Burkina Faso n’est pas un problème d’inaccessibilité des architectes, ou bien, un souci lié aux coûts des prestations des architectes qui seraient très élevés.

Il s’agit tout simplement d’une méconnaissance du métier de l’architecte, pense Fabien Ouédraogo. « Beaucoup de gens ne savent pas que c’est un métier qui existe. Donc les gens peuvent avoir tendance à se rapprocher vers ce qui est plus proche d’eux à savoir les techniciens, génies civils et autres », a affirmé M. Ouédraogo qui dit que justement cette semaine de l’architecte s’inscrit dans ce cadre-là.

« Nous menons ces activités afin de faire connaître le métier d’architecte, afin d’expliquer à la population ce que fait un architecte, quelle est notre place dans le processus de conception et de construction des différents projets. C’est une campagne qui vise à nous rapprocher beaucoup plus de la population », a-t-il expliqué, espérant ainsi briser les idées reçues, les appréhensions que les populations ont vis-à-vis de leur métier.

Comme innovation de cette édition, il a cité entre autres les journées portes et les afterworks. Les journées portes ouvertes visent à ouvrir les cabinets d’architecture et à permettre à la population de se rapprocher d’eux pour comprendre ce que fait l’architecte, comment se fait la tarification des prix en fonction des types de projets. Les Afterworks, eux, consistent à permettre à des entreprises qui sont dans le secteur de pouvoir échanger avec des professionnels et présenter des produits particuliers.

Fabien Ouédraogo (au milieu), président du Conseil de l’Ordre des Architectes du Burkina

Au cours de cette cinquième édition, il sera aussi question des spécificités des panels en lien avec le thème central, un gala de clôture qui permettra de récompenser les différents prix que nous avons créés. A ce niveau, le président du Conseil de l’Ordre des Architectes a insisté sur une des innovations. Il s’agit du prix de l’Habitat d’urgence, un projet mis en place par l’Ordre sur la base d’un concours d’architecture qui vise à offrir un habitat d’urgence décent et acceptable pour les déplacés internes.

« C’est une première. Le projet a été présenté au ministère de l’Action sociale et à l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR). Nous sommes en train de monter un prototype et à l’améliorer afin que ce projet puisse devenir une réalité et impacter toutes les zones où sont des déplacés internes » au Burkina, a-t-il signifié.

Les participants à cette cérémonie d’ouverture ont visité les stands des différents acteurs intervenants dans la chaîne de construction d’un bâtis, qui donnaient plus de renseignements sur le métier d’architecte et les différents matériaux de construction.

Une place dédiée aux architectes a été inaugurée hier mercredi à un carrefour d’une rue centrale à Wemtenga, Centre-est de Ouagadougou.

Par Bernard BOUGOUM

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