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Deux militaires en prison pour le viol d’une femme de 57 ans

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Une décision judiciaire très commentée dans les médias tchadiens, ce jeudi 18 juin 2026. Le Tribunal de grande instance de Moïssala au Tchad a condamné deux militaires de «huit ans de prison ferme» après leur implication dans le viol d’une femme âgée de 57 ans. Les faits remontent à la nuit du 23 au 24 mai 2026 dans le quartier Baya.

Le Tribunal de grande instance de Moïssala, dans le sud du Tchad, a rendu son verdict, le 16 juin 2026, dans une affaire de viol qui a profondément choqué l’opinion publique. Deux militaires reconnus coupables d’avoir agressé sexuellement une femme de 57 ans ont été condamnés chacun à «huit ans d’emprisonnement ferme».

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 23 au 24 mai 2026 au quartier Baya. La victime, 57 ans, aurait subi cette agression dans des circonstances qui ont suscité une vive émotion au sein de la population locale, notamment en raison de son âge avancé et du statut des auteurs présumés.

À l’issue du procès, le tribunal a également infligé à chacun des deux militaires «une amende d’un million de francs CFA». Les condamnés devront en outre «verser solidairement dix millions de francs CFA» à la victime au titre des dommages et intérêts.

Un troisième prévenu poursuivi dans le même dossier a, pour sa part, été acquitté au bénéfice du doute, les éléments présentés à son encontre n’ayant pas permis d’établir sa culpabilité de manière certaine.

De nombreux observateurs y voient un signal fort envoyé contre les violences sexuelles, d’autant plus que les auteurs condamnés appartiennent aux forces de défense et de sécurité, censées protéger les populations. L’affaire continue ainsi d’alimenter le débat sur la responsabilité des hommes en uniforme et la protection des personnes vulnérables face aux violences.

Par cette condamnation exemplaire, la justice tchadienne entend rappeler que nul n’est au-dessus de la loi, y compris les membres des forces armées. Une décision qui redonne espoir aux défenseurs des droits des femmes et aux victimes de violences sexuelles en quête de justice.

Par Valentin SOMANDE