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Burkina: « (…)Les écoutes interceptées sans qu’elles ne soient prévues par une loi restent illégales »

Arnaud Nikiéma, directeur exécutif du Centre d’Etude et de Recherche sur les Technologies de l’Information et de la Communication et la Cyberactivité (CERTIC)

Le directeur exécutif du Centre d’Etude et de Recherche sur les Technologies de l’Information et de la Communication et la Cyberactivité (CERTIC), Arnaud Nikiéma, a soutenu samedi à Ouagadougou qu’au Burkina « toute la législation (…) est d’un contenu inadapté à la pratique d’interceptions de communications par voie électronique », lors d’une rencontre avec la presse.

« Nous avons conclu (…) en indiquant que dans notre pays, toute la législation qui encadre les communications électroniques est d’un contenu inadapté à la pratique d’interceptions de communications par voie électronique », a affirmé M. Nikiéma.

Pour lui « les intrusions dans la vie privée et dans l’intimité des cybercitoyens s’imposent » à cause de « la menace terroriste, le développement du banditisme et la criminalité organisée et dans le souci de préserver la paix et la tranquillité publiques », mais note qu’ »elles ne doivent pas se faire sans base légale ».

« Même avec la permission d’un juge, des écoutes interceptées sans qu’elles ne soient prévues par une loi restent illégales, car seule la loi peut indiquer au juge les modalités de son action », a indiqué le directeur exécutif du CERTIC, Arnaud Nikiéma, pour qui il est nécessaire que « les interceptions des communications électroniques soient rigoureusement encadrées dans notre pays pour permettre aux autorités administratives et judiciaires d’agir en toute légalité et dans des conditions précises tout en respectant les droits fondamentaux des citoyens et en protégeant certaines personnalités contre des intrusions dans leurs espaces privées ».

Le CERTIC qui a été créé en 2015 sous la forme juridique d’association, a pour objectifs, entre autres, de « lutter contre la cybercriminalité et toutes autres atteintes aux données et aux personnes dans le cyberespace, servir de cadre de réflexion sur les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et sur les activités de l’Homme dans le cyberespace et oeuvrer au renforcement de la gouvernance électronique dans les administrations publiques et les services privés ».

« Nous formulons le vœux que les mécanismes juridiques et institutionnels dans notre pays et partout en Afrique soit renforcé pour nous permettre d’avoir un cyberspace de sécurité et assurer la quiétude des Burkinabè, laissés à la merci des prédateurs du Net », a conclu M.Nikiéma.

Daouda ZONGO

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