Le pôle économique et financier (ECOFI) a refusé, ce lundi 21 septembre 2026, d’accorder la liberté provisoire à l’ancien ministre Lionel Bilgo et de son co-prévenu Vincent de Paul Kaboré. Les deux hommes restent en détention dans le cadre de la procédure engagée contre eux.
La demande de mise en liberté provisoire formulée par la défense de Lionel Bilgo et Vincent de Paul Kaboré n’a pas convaincu le pôle économique et financier. À l’issue de l’audience tenue, ce lundi 21 septembre 2026, la juridiction a décidé de maintenir les deux prévenus en détention.
Le tribunal a également écarté l’exception de nullité soulevée par les avocats au sujet du deuxième mandat de dépôt délivré contre leurs clients. La suite de la procédure est désormais prévue pour le 5 octobre 2026.
Devant le tribunal, le ministère public s’est fermement opposé à la remise en liberté des deux prévenus. Il a notamment fait état d’un risque de subornation de témoins et considéré que les garanties de représentation avancées par la défense ne permettaient pas d’écarter suffisamment ce risque.
La défense a, pour sa part, estimé que le fait que l’enquête soit achevée réduisait considérablement le risque de disparition ou d’altération des preuves. Les avocats ont également assuré que leurs clients ne présentaient pas de risque de fuite et se sont déclarés favorables à la mise en place d’un contrôle judiciaire strict.
Cette décision intervient quelques jours après le dessaisissement, le 18 septembre 2026, de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Bobo-Dioulasso. Le dossier a été orienté vers le pôle ECOFI à la suite d’enquêtes complémentaires ayant fait apparaître des charges de blanchiment de capitaux, donnant ainsi compétence à cette juridiction spécialisée.
Pour rappel, Lionel Bilgo, ancien ministre de l’Éducation nationale, et Vincent de Paul Kaboré, directeur de la SITRAF, ont été placés sous mandat de dépôt le 28 août 2026. Ils sont initialement poursuivis pour exercice illégal d’activités de promotion foncière et de publicité sans autorisation préalable, concernant des opérations à Léguéma et Lôgofourousso.
Par Valentin SOMANDE







































