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Burkina: la première pierre de l’hôpital d’instruction des Armées posée au camp Sangoulé Lamizana

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Les autorités politiques et militaires posant la première pierre

Le ministre burkinabè de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff S’y, a procédé, ce mercredi 28 octobre 2020, à Ouagadougou, à la pose de première pierre de l’hôpital d’instruction des Armées, au camp général Aboubacar Sangoulé Lamizana, dans le cadre des activités commémoratives du 60e anniversaire des Forces armées nationales. La construction de l’Hôpital d’Instruction des Armées répond à deux ordres, à savoir les impératifs de santé publique et les impératifs opérationnels, selon le directeur central des services santé des Armées, médecin colonel-major Sansan Compar Kambou.

Le projet de l’Hôpital d’Instruction des Armées de Ouagadougou date depuis les 1963. Mais c’est à la fin des années 1970 que dans la perspective de la construction de l’hôpital militaire, les Forces armées nationales ont entrepris la spécialisation de ses personnels.

« Il y a eu plusieurs fois des tentatives mais depuis quelques années, nous sommes quand même dans une phase de réalisation de ce projet. Et vous avez suivi la présentation que le cabinet d’étude a fait, ça veut dire que déjà on est dans la phase pratique. Et la pose de cette première pierre témoigne que nous allons y aller et très vite », a rassuré le ministre d’Etat, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Moumina Chériff Sy.

Présentation du projet

Toujours selon M. Sy, le gouvernement burkinabè avec à sa tête le président Roch Marc Christian Kaboré, « ont à cœur le projet et souhaiteraient que dans les quatre ou cinq ans, cet hôpital connaisse son premier coup de bistouri. Donc l’essentiel sera fait pour que ce délai soit respecté », a-t-il terminé.

L’infrastructure sera bâtie sur un espace militaire mais ouvert sur la ville. Il s’étend sur 80 hectares avec près de 10 hectares de surface qui seront utilisées pour la construction.

« La considération qui guide la construction d’un tel hôpital est de deux ordres. Les impératifs de santé publique et les impératifs opérationnels. En effets, les données sanitaires font apparaître une morbidité de plus en plus élevée liées aux pathologies chirurgicales en général et traumatologiques en particulier, chez les militaires et dans la population en générale », a justifié le directeur central des services santé des Armées, Sansan Kambou.

Depuis 2016, le Burkina Faso fait face à des attaques armées répétées qui ont causé la mort de plusieurs dizaines de militaires et civils. Mais, les services de santé militaires arrivent à pendre en charge « 95% de tous les blessés de guerre », dans un centre médical restreint et donc il fallait un cadre plus approprié. Par ailleurs une morbidité en pleine croissance due aux maladies non transmissibles est enregistrée du fait des habitudes de vie de nos populations urbaines.   

Cette infrastructure, selon les autorités militaires regroupe toutes les structures (l’administration, la restauration, l’hospitalisation, la chirurgie, la rééducation). Or, les impératifs opérationnels imposent que les Forces armées nationales disposent d’une structure sanitaire de référence de 3è niveau, dans la chaîne de soin en situation de crise et dans le contexte des opérations de soutiens à la paix.

Photo de famille à la fin de la pose de la première pierre

« Cette structure sera en même temps un centre d’instruction pour la formation des différentes catégories de personnels du Service de Santé des Armées », a indiqué M. Kambou qui a signifié, également, qu’elle « offrira une possibilité de prise en charge des personnalités, et permettra de réduire le nombre et le coût des évacuations sanitaires des patients burkinabè à l’étranger ».

La présente cérémonie consacre le lancement des travaux de construction de l’HIA avec un premier lot dédié aux terrassements, travaux généraux, voiries et réseaux divers. Le nouvel hôpital a une capacité d’accueil de 300 lits qui profitera à l’armée mais également aux populations civiles.

Par Bernard BOUGOUM

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