Accueil Société Burkina: « la supposée tombe » de l’étudiant Dabo Boukary retrouvée à Pô

Burkina: « la supposée tombe » de l’étudiant Dabo Boukary retrouvée à Pô

La « supposée tombe » de l’étudiant burkinabè en septième année de médecine, Dabo Boukary, assassiné en 1990 à la suite d’une manifestation à l’Université de Ouagadougou, a été retrouvée à Pô dans l’Est du Burkina à quelques kilomètres de la frontière ghanéenne, selon l’un des avocats de la famille, Me Bénéwendé Sankara, face à la presse mardi 21 février 2017.

« Aujourd’hui à la faveur de l’insurrection populaire et surtout au départ du régime de Blaise Compaoré et du démantèlement du Régiment de sécurité présidentiel (RSP), la justice a positivement évolué dans les auditions, surtout dans la façon de collecter les informations, de réunir les preuves », a confié Me Sankara.

Selon l’avocat de la famille Dabo Boukary, dans cette affaire, « il y a eu au moins deux inculpés. Il s’agit du colonel-major Mamadou Bamba et le général Gilbert Diendéré qui était le commandant du CNEC de Pô (Centre national d’entrainement commando) ».

« Au regard des témoignages concordants, au regard d’un certain nombre d’informations que le juge d’instruction a réuni, il (juge d’instruction) nous a invités en tant qu’avocats, Me Prospère Farama et moi-même, plus les membres de la famille pour nous amener à Pô et c’est là quelque part que la supposée tombe de Dabo Boukary s’y trouve », a-t-il dit notant qu’ »il (juge leur) a expliqué comment le corps s’est retrouvé à cet endroit ».

« Le juge d’instruction rendra certainement une ordonnance de clôture quand il va estimer réunir tous les éléments et renvoyer le dossier à une juridiction de jugement », a expliqué Me Bénéwendé Sankara.

Disparu en 1990, c’est en 2000 que les avocats de la famille de Dabo ont posé plainte au Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou.

« Depuis cette date, en réalité, le dossier n’a jamais véritablement évolué en tant que tel malgré la pression exercée par les activistes des droits de l’homme, notamment le MBDHP (Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples), surtout l’ANEB (Association Nationale des Etudiants Burkinabè) et l’UGEB (Union Générale des Etudiants Burkinabè) auxquelles appartenait l’étudiant Dabo Boukary », a-t-il indiqué.

Mohamed ZOUNGRANA

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