Accueil Société Burkina: le syndicat de la police dénonce un manque de transparence dans...

Burkina: le syndicat de la police dénonce un manque de transparence dans la gestion du service payé

Le commissaire de police Wakilou Sénou, secrétaire général de l'UNAPOL

L’Union nationale des agents de la police burkinabè (UNAPOL) a dénoncé lundi un manque de transparence dans la gestion du service payé, face à la presse à Ouagadougou.

« Le service payé est confronté à un problème de transparence dans sa gestion », a soutenu le commissaire de police Wakilou Sénou, secrétaire général de l’UNAPOL qui se demande « comment croire qu’une institution, garante des lois comme la police nationale puisse fournir ses services à des compagnies minières en dehors de tout contrat formel ? ».

« Où sont donc passées les rémunérations sur plus d’une année, des prestations offertes par la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS) au Collège Horizon International ? », s’est interrogé le commissaire Sénou pour qui « le service payé est (également) confronte à un problème de répartition ».

Depuis un certain temps « des mouvements d’humeur, des soubresauts » sont constatés « au sein de différents services de police liés en partie à la gestion du service payé ».

Selon l’UNAPOL, cette question du service payé fait partie intégrante de sa plateforme qu’elle a déposée au fin novembre 2016, auprès du ministère de l’Administration territorial, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure (MATDSI).

Pour remédier aux mouvements d’humeur, l’UNAPOL « exige la relecture immédiate du décret n°79-365/PRES/IS/DGSN du 17/09/1979 portant fixation des montants des rétributions alloués aux prestations de service effectuées par les fonctionnaires de police au profit des particuliers » et la « responsabilisation de personnes qui bénéficient de la confiance de la troupe ».

« Sans droit de grève, nous disposons davantage de moyens pour faire aboutir nos revendications », a prévenu le secrétaire général de l’UNAPOL, Wakilou Sénou qui affirme ne pas être « convaincu que le fait de (leur) refuser le droit de grève soit conforme à la Constitution ».

Daouda ZONGO

Laisser un commentaire