Les avocats au Burkina Faso célèbrent, depuis le 26 janvier 2026, les 50 ans de l’avocature au pays des Hommes intègre. C’est dans ce cadre que le ministre burkinabè de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, a ouvert, le mercredi 28 janvier 2026, à Ouagadougou, le colloque international du Cinquantenaire de la profession d’avocat autour du thème: «50 ans d’une avocature en mouvement». La cérémonie s’est déroulée en présence des autorités, des Bâtonniers des pays invités, des avocats, et des partenaires nationaux et internationaux.
Les acteurs du barreau burkinabè et leurs partenaires se sont réunis, le mercredi 28 janvier 2026, lors d’un colloque en vue de réfléchir sur la contribution des avocats dans la vie de la nation à l’occasion des 50 ans d’existence du corps professionnel. Un moment fort de réflexion et de célébration, consacré au rôle, à l’évolution et aux perspectives de l’avocat au service de l’État de droit.
Cette activité entre en droite ligne du cinquantenaire de l’avocature qui a débuté le 26 janvier et se poursuit jusqu’au 31 janvier 2026 par des conférences, des échanges avec les étudiants et des actions sociales, dont des consultations juridiques gratuites à Ouagadougou et à Kaya.
« L’avocat est un mouvement perpétuel vers la justice, l’équité et un Burkina Faso libre et prospère », a déclaré le ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue Bayala, saluant le parcours de la profession depuis l’acte fondateur du 29 décembre 1975, date du serment de Maîtres Frédéric Titinga Pacéré et Bernardin Dabiré.
Il a appelé les avocats à s’adapter aux mutations de leur temps par l’innovation, la formation continue et l’ouverture aux nouveaux enjeux juridiques.
De sa part, le président de l’Ordre des avocats du Burkina, Me Batibié Bénao, a indiqué qu’au cours de ce colloque, les participants vont « interroger le passé, examiner le présent pour se projeter dans l’avenir ».
Le Bâtonnier burkinabè a affirmé qu’ensemble, ils identifieront les défis contemporains et concevront les leviers pour les relever. « Des questions tabous comme l’avocat et la politique aux questions qui fâchent, des obstacles jusqu’à aller sur notre profession aujourd’hui (…), nous n’allons laisser subsister aucune interrogation sans réponse », a-t-il poursuivi.
Le cinquantenaire de l’Ordre des Avocats enregistre la participation des bâtonniers de la Côte d’Ivoire, du Mali, du Tchad et de la présidente de la Conférence des barreaux de l’UEMOA. Cela traduit le rayonnement régional du Barreau burkinabè qui entend inscrire son avenir dans une dynamique d’innovation et de renforcement de l’État de droit.
Par Bernard BOUGOUM




























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