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Burkina: l’icône du photojournalisme, compagnon de Thomas Sankara a tiré sa révérence

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L’icône du photojournalisme burkinabè, ex-compagnon du père de la révolution d’août 1983, capitaine Noël Isidore Thomas Sankara, a tiré sa révérence. Ben Idriss Zoungrana, plus connu sous l’appellation « Big Z », toujours présents aux évènements et autres rencontres les plus solennelles, est décédé, le vendredi 13 mars 2026, à 73 ans, selon ses proches.

Le plus emblématique des photographes ayant côtoyé feu, le capitaine Noël Isidore Thomas Sankara, s’est éteint, à l’âge de 73 ans, le vendredi 13 mars 2026. Le « Big Z » de son vrai nom ben Idriss Zoungrana, a capturé les images des grands rendez-vous au plan national qu’international, plus de 50 ans.

Cette grande figure médiatique burkinabè qui s’adaptait à tous les domaines et qui s’est plus illustré dans les évènement politique, sportif et culturel, s’était retiré ces dernières années des lumières des projecteurs.

Big Z sur un terrain de prise d’image, en une minute, pouvait faire dix fois le nombre d’image qu’aurait capté la moyenne des journalistes reporters d’images sur place. Ce baobab de l’image aura sans doute contribué à écrire l’histoire du Burkina Faso en image ces 50 dernières années.

Nous avons eu la chance de côtoyer le doyen pendant les évènements majeurs politiques de 2014 qui a emporté le régime de Blaise Compaoré et aussi pendant la transition dirigée par Michel Kafando. Ses conseils notamment pour nous mettre à l’abri si les évènements débordaient nous ont beaucoup servi. Malgré son immensité, avec un humour taquin qu’il entretenait avec son entourage, il se faisait même appeler « Kolo kolo ».

D’ailleurs, il regrettait que bon nombre de journaliste de la jeune génération n’ait pas eu la chance de suivre des formation conséquente pratique tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur.

Ben Idriss Zoungrana a pris ses premières photos en 1966. Les chefs d’Etat de son pays sont passés devant son objectif, notamment, Aboubacar Sangoulé Lamizana, Saye Zerbo, Jean-Baptiste Ouédraogo, Thomas Sankara et Blaise Compaoré.

L’homme que le monde média notamment pleure voulait tellement s’exprimer à travers les organes de presse qu’après le BAC, il est rentré d’Abidjan et il a été le premier chroniqueur sportif, avait témoigné dans écrit, Edouard Ouédraogo, directeur de publication de L’Observateur Paalga, reconnu comme étant le père spirituel par Big-Z lui-même.

A Dieu le baobab « Big Z » !   

Par Bernard BOUGOUM