Accueil Culture Burkina/Littérature: Ferdinand Pima rend hommage aux FDS dans « Au village de l’ingratitude, Gnima-zaamé »

Burkina/Littérature: Ferdinand Pima rend hommage aux FDS dans « Au village de l’ingratitude, Gnima-zaamé »

Au village de l'ingratitude, Gnima-zaamé

Le Sergent de police, Wend-Lam Souanda Ferdinand Pima, technicien de scène de crime de la police scientifique et technique de la Police nationale, a présenté ce samedi 24 avril 2021, sa toute première œuvre littéraire intitulée : « Au village de l’ingratitude, Gnima-zaamé », une œuvre autobiographique qui raconte la vie de l’auteur. Ce roman autobiographique vise à rendre hommage aux parents de l’auteur, Sergent Pima, mais aussi aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ainsi que toutes les bonnes œuvres qui militent pour un monde meilleur et plus paisible.

Le sous-officier de Police, Ferdinand Pima, en marge des analyses des scènes de crime au quotidien, fait de la littérature à travers laquelle il se raconte et pose un examen sans complaisance sur la société qui perd de plus en plus ses valeurs humaines. Au village de l’ingratitude « Gnima-zaamé », la toute première réflexion littéraire de l’auteur spécialiste en maniement d’armes, est un récit de 88 pages subdivisé en huit chapitres, chacun racontant dans un style plaisant à lire une histoire entière. Avec l’apparition de sa toute première œuvre intitulée, « Au village de l’ingratitude », le sergent de Police nationale vient une fois de plus augmenter le nombre d’écrivains de la police.

De « Au village de l’ingratitude, Ribamba, Mon père, Ma Déesse, Trop tard, C’est fini, Le célèbre aventurier et Le discours d’un fou », constituant les huit chapitres, cette œuvre pose la question de la resocialisation ou de la réculturation des communautés peuple traditionnel africains pris entre les tenailles de la culture moderne elle-même dictée par un monde qui suit le courant de l’évolution des développements des nations puissantes du monde.

Le Sergent de Police, Ferdinand Pima, auteur de l’oeuvre Au village de l’ingratitude, Gnima-zaamé

Etudiant à l’Institut africain des industries culturelles en licence 2 en étude de la prévention de crise et de la gestion de paix sociale, Ferdinand Pima, de par son œuvre alterne les histoires, chacune habillée par un sentiment. De la joie à la tristesse, de l’espoir au désespoir, de la moralité au civisme, de la déception et à bien d’autres sentiments, l’auteur pense ainsi apporter du sien à cette société ou riment intrigue et trahison, haine et jalousie, etc. de son désir de rendre hommage à ses parents pour leur rôle très efficace dans sa vie, l’écrivain veut aussi présenter aux lecteurs à travers cette œuvre, un homme d’éthique qui malgré l’ingratitude des hommes n’a ménagé aucun effort pour donner l’amour à son entourage. Il invite aussi à des mutations de la vie en société qui introduisent les maux tels que la haine, l’infidélité dans les relations humaines, ainsi que les défaillances de certains parents à leur devoir de responsabilité de chef de famille.

« Ce livre est un condensé de morale, d’histoire et de sociologie, notamment un clin d’œil fait à l’organisation sociologique du peuple Yaana. C’est aussi un procès, un réquisitoire de notre société contre la perte de sens, le malaise social », a affirmé Lookmann sawadogo, journaliste et sociologue de formation qui a présenté le roman. Pour lui, cette œuvre est « un appel à la réforme, une invitation à revoir notre modèle et à nous réexaminer ».

M.Sawadogo a soutenu que les histoires racontées dans cette œuvre sont riches et pleines d’enseignements, de sagesse et font la promotion des valeurs cardinales pour un monde plus stable et paisible. Pour lui, quand on lit l’œuvre, il y a comme un goût d’inachevé car l’auteur se serait retenu et « s’est empêché de se vider ». Il explique cela peut-être par la fonction de Ferdinand Pima qui met un point d’orgue sur la retenu et la mesure surtout quand il s’agit de s’ouvrir au public. Il a invité l’auteur de « Au village de l’ingratitude « Gnima-zaamé »à sortir très prochainement une autre œuvre car il a encore beaucoup de choses intéressantes à raconter.

Photo de famille avec le Naba Sanem de Ouargaye en boubou blanc

« La présente œuvre est réalisée pour rendre hommage à mes parents et aux FDS qui se battent pour que nous ayons une vie paisible. Il y a également ceux qui s’engagent pour la paix dans la une société afin que nous ayons un avenir radieux. Il n’y a rien d’écœurant que de rendre service à quelqu’un qui vous jette après des pierres. L’écriture de ce livre m’a apporté plus de sagesse et beaucoup de patience », a déclaré Wend-Lam Souanda Ferdinand Pima qui annonce à ses lecteurs qu’ils peuvent s’attendre à une nouvelle œuvre « les mois à venir si tout se passe bien » vu leurs multiples demandes lors de la dédicace du roman. Mais, s’excuse d’avance car « en tant que policier, (il) sera encore recadré » et bénéficié de la confiance de ses supérieurs hiérarchiques.

Pour le sous-officier de Police, son choix a porté sur une œuvre autobiographique parce que « toute vie mérite d’être racontée ». Aussi, il a laissé entendre que « raconter sa vie peut être une sorte de distraction pour les lecteurs » qui raffolent de nos jours des témoignages que des fictions, selon l’ex-ministre de la Culture, Baba Hama, représentant l’Harmattan qui est la maison d’édition de ce roman.

Des propos de Baba Hama, une personne ressource en culture et littérature, « le Burkina Faso souffre un peu d’une certaine méconnaissance de ses œuvres au plan international ». Cela, selon lui, se justifie du fait d’un « grand manque de distribution de grosse maisons d’édition ».

Photo de famille du parrain, le Naba Samen de Ouargaye et les supérieurs de Ferdinand Pima

Après avoir apprécié la qualité de « Au village de l’ingratitude, Gnima-zaamé », l’ex-ministre de la Culture du Burkina a invité le public à ne pas hésiter d’écrire car des maisons d’édition comme l’Harmattan est là pour les accompagner. Il a insisté auprès de la jeunesse que la culture générale, base fondamentale dans la formation de tout d’individu « s’acquiert au grand maximum par la lecture qui ouvre l’esprit ».

Le parrain de la cérémonie, le Naba Sanem de Ouargaye, a témoigné sa gratitude au public pour sa présence et encouragé l’auteur qui a une fonction noble à ne pas s’arrêter en si bon chemin. Sa majesté s’est dit très contente de cette œuvre qui fait une part belle à la culture burkinabè, notamment Yaana, dont il est le garant.

Fin mars dernier, le commissaire principal de Police, Alain Tarnagda, avait présenté à l’Ecole de Police à Ouagadougou (ENP), son tout premier roman intitulé: «Le parcours d’un combattant!», également une œuvre autobiographique qui revisite le parcours du héros de l’histoire, «Tokma Yaanga». Cette œuvre touche aussi du doigt plusieurs thématiques actuelles qui résument la déliquescence des valeurs cardinales qui ont forgé l’humain dans le temps passé.

Par Bernard BOUGOUM

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