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Burkina: quatre présumés délinquants aux arrêts (Police nationale)

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Les présumés délinquants derrière leurs butins

Quatre présumés délinquants dont des militaires radiés et des récidivistes, opérant avec des armes de guerre, ont été démasqués et arrêtés, après avoir commis plus de 40 attaques ayant occasionné des morts d’hommes, a dit ce lundi 29 juin 2020, le Chef du Service régional de la Police judiciaire de Ouagadougou, le Commissaire principal, Sayibou Galbané, face aux journalistes.

La police vient de mettre la main sur des présumés bandits armés. Dans le cadre de l’exécution de ses missions régaliennes de protection des personnes et de leurs biens, le service régional de la police judiciaire du Centre (SRPJ-C) a appréhendé un réseau de délinquants, présumés auteurs d’actes de grand banditisme dans la ville de Ouagadougou.

En effet, suite aux multiples plaintes et dénonciations de cas de braquages par les populations, le SRPJ-C a ouvert des enquêtes et  ses investigations avec la collaboration de la population, ont permis le démantèlement d’un groupe d’individus qui ont participé aux actes de « vol à main armée et de meurtres dans plusieurs quartiers de la ville de Ouagadougou notamment Tampouy, Karpala, Nagrin, Dassasgho et Bissighin », a déclaré le Commissaire principal Sayibou Galbané. De ses propos, il ressort que ces délinquants ont opéré près de deux ans dans la capitale burkinabè à l’aide « d’une kalachnikov et de deux pistolets automatiques ».

Les responsables du SRPJ Ouagadougou

C’est au total quatre présumés bandits du groupe qui ont été interpellés dans leur retranchement au quartier Tabtenga, Nagrin, Tampouy et dans d’autres localités du Burkina Faso. L’âge de ces quatre présumés meurtriers varie entre « 28 à 33 ans », selon M. Galbané qui ajouté que ce sont six (06) membres actifs qui menaient les opérations. Les quatre criminels arrêtés, agissaient en collaboration avec un détenu qui était préalablement incarcéré à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO) pour des faits de « port illégal d’arme à feu et d’acte de grand banditisme. Ce dernier aurait tout récemment bénéficié d’une liberté mais le Commissaire Galbané a rassuré que ces hommes mettra la main sur lui car il a commencé a laissé des traces.

Ces bandits ont reconnu devant les policiers avoir effectué des braquages dans des alimentations, stations à essence, des bars, des boutiques Orange money et des auberges de Ouagadougou.

Comme mode opératoire, ces délinquants « opèrent généralement en binôme armé d’une kalachnikov et de pistolets automatiques. Deux membres, en prélude à leurs opérations se chargent de repérer les endroits à attaquer en tenant compte des risques et des possibilités de gain », a laissé entendre le chef de la SRPJ Ouagadougou. « Aussi il arrive que les membres du réseau opèrent à trois tous armés. Cela fut l’exemple de l’attaque du maquis dénommé « Tassaba Gang. De même, certains membres du réseau ont opéré seul dans des auberges de la ville de Ouagadougou », a-t-il ajouté tout signifiant qu’en général, les délinquants évoluent sur des vélomoteurs sans plaques d’immatriculation.

« Au moment des opérations, une ou deux personnes tiennent en respect les victimes en leur sommant de se coucher sous la menace d’armes à feu. Pendant ce temps, certains font le guet et renseignent les autres membres sur les éventuels risques. Ainsi, les délinquants dépouillent systématiquement leurs victimes de leurs biens, puis se retirent des lieux en faisant des tirs à blanc. Il convient d’indiquer que le réseau opère généralement entre 19 heures et 23 heures et peut mener souvent trois braquages dans la même nuit. Après les forfaits, la liquidité est partagée à part égale entre les membres ayant participé à l’opération. Les biens en nature (téléphones, ordinateurs portables, clefs USB et disques dures) qu’ils prennent avec leur victimes sont vendus et partagés entre les membres du gang », a longuement relaté le chef de la police judiciaire pour prévenir les populations. Aussi, a-t-il prévenu, ces délinquants comme d’autres sont plus friands aux numéraires, à l’argent qu’aux matériels qui peut être traçables.

Somme toute, depuis le premier trimestre de l’année 2018, les six individus que compose le réseau ont commis près d’une quarantaine de braquages dans la ville de Ouagadougou. Sur leur indication, une trentaine de victimes ont été identifiées et une vingtaine a été auditionnée. Le préjudice cumulé causé par ces délinquants sur la base des déclarations des victimes s’élève « à près de dix millions (10 000 000) de francs CFA, une trentaine de téléphones portables, deux vélomoteurs, un ordinateur portable, un disque dur et des clefs USB ».

Le Commissaire principal, Sayibou Galbané, chef du SRPJ Ouagadougou

Cette opération a permis aux agents de SRPJ Ouagadougou, de saisir « une arme de guerre Kalachnikov AK 47 n°12379J, quatre chargeurs de Kalachnikov, 45 cartouches de Kalachnikov, un pistolet automatique, deux chargeurs de P A 7,65 mm, six cartouches de P A 7,65 mm, une cagoule, deux blouses et trois vélomoteurs », selon le point des conférenciers qui ont rappelé les numéros verts que sont le 17 pour la Police nationale, le 16 pour la Gendarmerie nationale et le 1010 pour le Centre national de veille et d’alerte (CNVA), pour toute fin utile.

Et à ce titre, les conférenciers ont expliqué que les proches ou connaissances des délinquants, par peur de représailles, ne veulent pas souvent dénoncer les bandits. Il en est de même pour les victimes qui aussi refusent de répondre à l’appel des enquêteurs pour des témoignages, de peur d’être encore victimes de ces délinquants.

Ces présumés délinquants seront poursuivis pour des faits de « vols à mains armées ; grand banditisme et meurtre », selon les conférenciers.

Par Bernard BOUGOUM

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